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           Le glacier d'Argentière, d'hier à aujourd'hui.          

Au petit âge glaciaire
  

    

La sortie du Petit âge glaciaire, 1850 :


1896



1897
(l'ETH-Bibliothek d'ETH Zurich)


1900
(l'ETH-Bibliothek d'ETH Zurich)


1930 (l'ETH-Bibliothek d'ETH Zurich)


Actuellement, sa moraine au fond.



1926 : de la crémerie du glacier, le glacier débordait encore largement de la cuvette
où il est maintenant largement enfoncé.
La photo actuelle est un peu décalée à cause de la repousse des arbres : 2004


 

1987  (dessous)                                                                                            1991
 

                      2000 Automne                                                        2003 Printemps Le "trou noir" s'agrandit
  

Ravitaillement du refuge d'Argentière

2 photos Robert Vivian
Le glacier, l'Aiguille Verte et le Mont-Blanc


Bassin d'Argentière En 1920.


En bas à droite, chemin d'accès aux galeries EDF, et cascade du "trop plein" des captages


La route d'accès EDF


La cascade et la moraine visible de la forte poussée des années 70 / 80





Le 11 Juin 2005, fracture au glacier d'Argentiére.
C'est un évenement historique qui ne s'est pas produit depuis le Petit âge glaciaire,
donc depuis au moins 400 à 450 années.



C'est le trou noir qui s'agrandissait année après année, entre le plateau supérieur, et la langue du glacier, qui a vu ce matin toute sa partie rive droite s'effondrer sur la langue terminale, faisant se terminer la masse principale du glacier en glacier suspendu. Voyez derrière le clocher : la zone de l'effondrement.
 






La chute de glace est évaluée à 200 m de large, et 400 000 mètres-cubes



Et maintenant ?

On se retrouve avec le même scénario que pour le gacier du Tour.
Le bas continuera à être alimenté par la chute de séracs, car il continue sa lente reptation vers le bas, mais bien sûr, la langue terminale va souffrir encore plus !
Les deux ne pourront se reconstituer que par le bas, lorsque la prochaine poussée enverra suffisamment de glace en bas pour que l'accumulation du "cône" d'avalanches permette aux deux parties du glacier de refaire leur jonction.

D'après les archives, au moyen âge, la situation était encore "pire" qu'actuellement. ( récits d'un grand recul de la Mer de glace ).
Mais lors de la survenue du Petit âge glaciaire, tout est allé très vite, plusieurs Kms en 30 ans pour la Mer de glace.
SI l'on retrouve le même scénario que : Recul des années 1940/50 suivi de la poussée des années 1960/85-90. Tout va très vite ( au maximum, le bas du gl des Bossons avançait de 50 cm par jour !)

Années 50 : Le "trou noir" du glacier d'Argentière était béant ( la langue rive droite était présente ), la poussée était telle qu'en quelques années seulement, il s'est fait une falaise de glace où il n'était plus question de "trou noir" !
La question était : Est ce que les glaciers ne vont pas bientôt refaire une incursion dans le fond de la vallée, comme par la passé ?

Donc reverrons nous le glacier d'Argentière se re-souder ?
Si les conditions restent ce qu'elles sont, non !
Si les fluctuations en dents de scie se poursuivent comme celà a toujours été le cas : Oui !
Si nous revoyons le scénario des dernières décénnies, il ne faudra pas 10 ans pour que la jonction se refasse.



Hier je suis allé aux Péclerets, le seul endroit rapproché d'où à pieds, on a une vue d'assez près de la rive gauche de la "cascade" de glace, au niveau de la fracture.

Et bien j'ai été plutôt agréablement surpris par que j'ai vu, et je suis moins pessimiste que lors mon dernier post, quand à la survie de la langue rive gauche au niveau de la fracture.
Elle est nettement plus volumineuse que ce que le craignais, donc peut être assez solide pour tenir encore un certain temps.

Si l'été est moyen au niveau des températures, et si elle tient jusqu'à la fin de l'été, elle aura gagné une "bataille" décisive, et pourquoi pas avec des espoirs de survie. (Mais jusqu'à la fin de l'été, je ne ferais pas de pari).
En effet la roche le long de laquelle elle glisse est incurvée, ce qui maintient la langue qui s'appuie contre, et lui fait une assise.
De plus sa position la met un peu à l'abri du soleil quand il est moins haut dans le ciel, contrairement à la langue qui s'est effondrée, qui est orientée au maximum de l'ensoleillement, et de plus n'avait aucun appui sérieux pour la maintenir.







Octobre 2005


Aout 2009


Cependant, plus haut, le glacier continue son travail de transport de mastodontes rocheux
issus d'éboulements dans le massif.
Photo de Philibert Delullier pour Météo-Chamonix  ).



 
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