Météo court terme et évolution.              Coin des sciences.
              Observations locales et générales. Tendances saisonnières.                   

Météo : Prévisions et analyses de Serge. Discussion sur notre environnement climatique.



Dimanche 21 mars.
9)  Voici ce que donnent les réanalyses sur les anomalies hivernales 2009-2010 :
Par Stéphane (Treize)

Beaux déficits aux Etats-Unis, sur l'Europe et toute la moitié nord de l'Asie, mais ne suffisant pas à compenser les excédents des régions arctiques, du Canada, du nord de l'Afrique ou de la moitié sud de l'Asie et jusqu'au Moyen Orient.
Les différents organismes donnent des résultats assez différents sur le classement de cet hiver dans l'hémisphère nord, mais pour l'hémisphère sud ils sont en accord sur le fait que c'est l'hiver (enfin, l'été) le plus chaud depuis le début des relevés.




Mercredi 10 février.
8) Etat de la banquise.

 Quelques nouvelles de notre banquise arctique en ce 10 février 2010.

Nous en sommes actuellement à 12.638 km2 de surface contre 13.669 pour la moyenne 1979/2008.
La barre des 15 millions de km2 était franchie en 1979 et en 1988.

L’éclatement de notre vortex qui occasionne sur nos zones tempérées et aussi ailleurs un hiver plus froid que ceux de cette dernière décennie, facilite grandement ce déficit.

On ne peut pas s’affranchir ainsi de cette situation sans se poser un certain nombre de questions.

L’attiédissement de nos automnes, entamée vers les années 1970/75, suivie dès les années 1990 d’un réchauffement plus global de nos quatre saisons et dont le plancher n’est pour l’instant pas à la baisse, corrobore les craintes d’une difficulté grandissante, du moins dans l’immédiat, d’un sursaut refroidissant assez conséquent pour un retournement de situation.

Je conçois bien que lorsque l’on regarde dehors, de telles assertions semblent hors de réalité. L’hiver de notre zone tempérée débuté en gros vers le 10 décembre, avec les périodes de froid et de neige subies, ne plaide pas en faveur de ce genre de questionnement.
La température globale en ce 8 février de notre proche couche atmosphérique est de – 16.32° C, loin des – 17.29° C de l’année 2000. C’est en tout cas la plus élevée depuis 1998.

C’est pourquoi, le scénario atypique de notre hiver 2009/2010 doit être pris avec énormément de recul ; suffisamment du moins pour étudier le phénomène possible d’hivers plus frais ou froids en rapport inversement proportionnel d’un schéma climatique mondial inverse.



30 décembre 2009.
7) Activité solaire,

L'activité solaire reprend en ce mois de décembre, source "Infoclimat".

"A présent, nous ne pouvons plus contester une reprise sérieuse de l'activité solaire, les tâches solaires sont plus grosses, plus durables et plus actives depuis septembre, mais c'est surtout décembre qui montre une augmentation sérieuse de l'activité solaire, comme le témoigne le graphique ci-dessous.
 
Décembre se termine avec seulement 8 jours sans tâches solaires, un record depuis septembre 2007 !

2009 va se terminer avec 260 jours sans tâches solaires, soit à peine en-dessous de 2008 qui totalisait 265 jours sans tâches solaires.

Si l'activité solaire reprends enfin, sans aucun doute, c'est l'intensité du maximum qui sera mal connue !

Toutefois, on peux estimer un maximum début 2013 avec un nombre d'environ 75-80, soit 33% inférieur au cycle solaire 23."



Alors que sur un autre forum bien connu pour "ses certitudes", on en est à nier les taches 1039, disant que ce ne sont que des "leurres", et parlent toujours d'un cycle "plat", qui bien sûr nous plonge dans un petit âge glaciaire.
La réalité est parfois dure à admettre, pour ceux dont les rêves doivent absolument devenir une réalité.


Dimanche 25 octobre.
6) Les variabilités un ou multi décennales.

Peut-on encore espérer voir s’inverser une tendance thermique qui manifestement est à la hausse ? La décennie 2001 / 2009, plus chaude que la décennie précédente, elle-même plus chaude que celle qui la précède.

Pour visualiser de manière plus concrète l’évolution des températures annuelles, j’ai, à partir des données relevées par le METT OFFICE, réalisé une petite synthèse de ladite évolution depuis 1850 à 2008.

Il s’agit des 50 années les plus chaudes enregistrées depuis cette date.

Sur les périodes suivantes, nombre d’années qui sont comprises dans les 50 années les plus chaudes :
période 1850/1889  =  2  (en pourcentage) = 5%
période 1890/1909  =  0  (en pourcentage) = 0%
période 1910/1929  =  0  (en pourcentage) = 0%
période 1930/1949  =  9  (en pourcentage) = 45%
période 1950/1969  =  5  (en pourcentage) = 25%
période 1970/1989  =  15 (en pourcentage) = 75%
période 1990/2008  =  19 (en pourcentage = 100%
En pondérant sur 3 périodes ; la première de 1850 à 1929 ; la seconde de 1930 à 1989 et la dernière de 1990 à 2008, on trouve les pourcentages suivants :
-de 1850 à 1929 = 2%
-de 1930 à 1989 = 48%
-de 1990 à 2008 = 100%
Que peut-on constater ? Dans un premier temps, que la courbe n’est pas entièrement progressive, puisque la période 1950/1969 (connue pour son rafraichissement) fait chuter le pourcentage d’années chaudes par rapport à ses voisins immédiat.
Ensuite que la progression est « fulgurante » après cet intermède frais.

La variabilité la plus prépondérante est celle de la période 1930/1949, puisque sur les 20 années d’observation, la moitié est fraiche et l’autre douce ; d’ailleurs en terme de variabilité il est également intéressant de constater que les positions des années chaudes sur les 50 observées sont :
25ème, 26ème, 34ème, 36ème, 41ème, 42ème, 44ème, 46ème et 50ème ; donc dans la seconde moitié des périodes chaudes.
On remarquera également que les années les plus chaudes se situent de 1995 à 2000, hormis 1996 qui se trouve en 21ème position.

Alors qu’en est-il des variabilités un ou multi décennales ?

Celles-ci pourraient-elles être occultées par les présomptions de l’augmentation humaine de production de co2 concomitantes à l’effet de serre, ou vont-elles faire valoir leur droit …dans la prochaine décennie par exemple ?

Si les glaciers Scandinaves ne se trouvaient pas dans la situation déficitaire des glaciers Alpins (lorsque l’un régresse, l’autre progresse et vice versa, par l'action de l'oscillation Atlantique Nord), la réponse pourrait ne pas prendre le chemin de la gageure et se trouverait confortée par des variabilités, certes « énormes » sur les dernières 20 années, mais néanmoins susceptibles de se faire prévaloir ; mais voilà, ces régressions simultanées sont source de questionnement, dont je n’ai pas la prétention d’apporter une réponse, mais seulement de montrer une certaine inquiétude quant à l’avenir.

Il est cependant certain qu’une évolution différente verra le jour avec les cycles de Milankovitch, par exemple.

Mais sur le prochain siècle, je dis qu’il est impossible scientifiquement parlant de définir si continuité il y aura ou si un renversement de tendance s’opérera sur une ou plusieurs décennies.
On s’appuie pour l’instant sur des faits et ces faits nous montrent une évolution vers le haut des températures. Les interactions et les inerties différentes selon la nature du paramètre considéré sont trop complexes pour extrapoler quoi que ce soit de « certain ».

Qui plus est, se gargariser de ponctualités locales d’une année, voir d’une saison relève de la pitrerie, pour prouver l’enrayement de l’emballement thermique actuel. Il faut au minimum 10 années pour tenter de proposer une nouvelle tendance et pour les comparaisons, 30 années d’observation et de mesure seront nécessaire pour développer l’évolution s’y afférent. Je n’en veux pour preuve que la période 1930/1989.

En conclusion,  cette incertitude peut toujours nous révéler de bonnes surprises, surtout hivernales, mais ce n’est que le temps qui nous permettra de vérifier le continuum des variabilités…ou son ébauche pas confirmée.

Bonne journée.



Vendredi 16 octobre.
5) Je vous propose une petite discussion sur les températures annuelles en France depuis 1950.

La moyenne sur laquelle le comparatif est fait est celle prise sur la période 1971 / 2000.

Je vais tout d’abord synthétiser les 3 premières décennies, ce qui donne :

Décennie 1950 / 1959 = 1 seule année au-dessus de la moyenne 1971 / 2000.
Décennie 1960 / 1969 = 1 seule année au-dessus de la moyenne 1971 / 2000.
Décennie 1970 / 1979 = 1 seule année au-dessus de la moyenne 1971 / 2000.

De 1950 à 1979, on retrouve donc 3 années avec une anomalie positive par rapport à la période moyenne 1971 / 2000.
Il en va tout autrement du quasi trentenaire 1980 / 2006 ou l’on retrouve 18 années avec une anomalie positive, toujours sur la même période de référence.

Ce qui nous fait sur un total de 27 années, 18 avec une moyenne > ; sur le trentenaire précédent, on trouve sur un total de 30 années, 3 années avec une anomalie positive.

D’un point de vue global on notera que 36.9% des années sont en anomalie positive ; ce qui nous fait un restant de 63.1% en anomalie négative.
Mais là encore il y a un hic et pas des moindres.

Les anomalies positives se concentrent sur 15% du total du premier trentenaire 1950 / 1979.
Un calcul simple nous permet d’observer que 85% des anomalies positives se situent sur le dernier trentenaire, un peu tronqué il est vrai.
Mais qu’importe, les chiffres sont parlant.

Maintenant, imaginons une année 1956, qui je le rappelle a une anomalie négative de -1.5° C par rapport à la période 1971 / 2000. Et juxtaposons-y l’année précédente 1955, dont l’anomalie est de -0.3° C. En gros, une année 1955 thermiquement médiocre, mais qui a néanmoins eu un bel été avec 19.3° C de moyenne sur juin, juillet et août.
En sachant que l’indicateur moyen des mois de juin, juillet et août qui a été calculé depuis 1900 est de 19.3° C pour les trois mois d’été.
On remarque déjà dans un premier temps que la moyenne calculée sur le siècle donne pour 1955 un été dans les normes et que, calculé dans la période 1971 / 2000, il est 0.3° C en-dessous des normes.
Première conclusion, la période de référence 1971 / 2000 est vue à la hausse déjà.

Mais laissons cela de côté pour l’instant et intéressons-nous à la probabilité d’un retournement de tendance douce vers un rafraichissement.
Ceci est valable pour les températures annuelles et non saisonnières.

Dans un premier temps, retrouvons pour les 7 dernières années (2000 à 2006), la moyenne 1971 / 2000. Il faudrait pour cela que nous perdions environ 0.8° C ; ce qui est déjà énorme.
Pour retrouver la moyenne de la décennie 1980 / 1989, nous devrions perdre 1° C.
Et pour retrouver la moyenne de la décennie la plus froide depuis 1950, en l’occurrence la décennie 1960 / 1969, nous devrions perdre 1.3° C.
Rappelons que nous sommes sortis du dernier PAG en 1860 ; cela donne un ordre de grandeur du recul thermique à envisager.

Tout cela pour expliquer les « incongruités gratuites et excessives » d’un retour imminent aux glaciations comme on peut le lire sur quelques sites.

Certes, ces chiffres peuvent sembler rébarbatifs, mais il n’est pas inutile je crois de se placer dans le contexte réel des choses climatiques actuelles pour au moins temporiser ou réfléchir à ce que l’on dit sur le futur climatique.
Personnellement, autant je n’accorde aucun crédit aux extrapolations climatiques du prochain siècle, prôné par des politico-scientifiques ; autant je me garderais bien d’en extrapoler un contraire tout aussi …hasardeux.

Comme je l’ai fait remarquer un peu plus haut, imaginons une décennie du type, année 1955/1956. Il va de soi que des variabilités importantes peuvent se produire sur une décennie avec des étés chauds, des hivers rigoureux, des printemps frais et chauds etc. Eh bien il est pratiquement sûr, que certains glaciers des Alpes, avec leur inertie décennale, ne parviendraient à peine qu’à freiner leur ablation actuelle. Encore faut-il pour cela, un changement radical de la circulation atmosphérique. Ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui.

En conclusion :

L’interdépendance des phénomènes climatiques ou météorologiques est incontournable. Et les ponctualités météorologiques qui peuvent produire aux yeux de certains, un imminent changement climatique est à mettre au compte de la provocation et non de la réflexion scientifique.

Bonne soirée.

PS : prochain sujet, les variabilités un ou pluri décennales.


4) Débat FR2 changement climatique Jouzel-Courtillot, envoyé par skyfall33. - L'info video en direct.



Mardi 22 septembre 2009.
2) Décryptage succinct du PAG avec l’absence de tâches solaires actuelle.

Lorsque l’on évoque le climat, bien souvent nous avons de piètres connaissances sur son passé et le savoir des chiffres est souvent remplacé par des « préjugés climatiques » erronés.
Nous allons donc aborder sur ces pages, une rétrospective, non pas commentée sur une année bien précise, comme cela a déjà été fait, mais sur des données chiffrées de comparaison.

Ah les hivers d’antan !
Bien entendu il y a toujours eu des hivers doux, rigoureux, des étés caniculaires, ou froids et humides. Mais pouvons nous nous imaginer seulement ce que peut représenter une différence de moyenne de température de 1° c par exemple ?
Pour une première mise en bouche je vous donne ci-dessous les moyennes des températures les plus basses des 18ème, 19ème et 20ème siècle.

Données prises à Paris (avec les petites réserves que l’on peut émettre sur les ilots de chaleur urbain, comme on aime à les appeler ; mais qui en fait ne changent pas beaucoup une évolution pour le moins étonnante).
Chaque année a été relevée la température la plus basse et ainsi consignée, on a pu établir une moyenne sur le siècle considéré.

Le 18ème siècle = -9.6° C
Le 19ème siècle = -9.9° C
Le 20ème siècle = -7.7° C

Nous allons y ajouter la température la plus basse de chaque siècle :
Le 18ème siècle = -23.5° C en 1795
Le 19ème siècle = -23.9° C en 1879
Le 20ème siècle = -14.7° C en 1956.

Petite parenthèse, tout le monde a entendu parler du mois de février 1956. Il ne fait aucun doute qu’il a été rude et très difficile pour les gens de l’époque. Alors que dire des températures des siècles précédents ?

Ceci donne un premier aperçu de nos conditions actuelles et permettent de reléguer dans des extrapolations très hasardeuses, la venue prochaine d’un nouveau PAG.
Précisons toutefois que les variabilités un ou multi décennales peuvent amener un rafraichissement des températures, peut-être même inégalement reparti sur nos hémisphères. Mais prenons garde à ne pas manipuler une sémantique prompte à induire en erreur.

Le site étant dédié aux glaciers, il va de soi que l’observation régulièrement consignée par son auteur, doit modérer toute contre offensive à l’objectivité.

D’autres éléments suivront cet article de manière régulière afin de bien s’imprégner du travail important qu’ont apporté les historiens du climat. Sans cette rétrospective, difficile de sortir de l’ornière des « extravagances ».

Bonne soirée
.


24 Aout 2009.
1) Les méchants faits détruisent quelquefois les belles théories.
 
L’environnement climatique dans lequel nous nous trouvons actuellement est incontestablement empreint d’un optimum doux.
La perspective, en ce qui concerne les grandes instances officielles de réduction des gaz à effet de serre (ceci dans le contexte encore controversé de leur influence), est que l’augmentation de la température moyenne mondiale pourrait atteindre entre 1.3° C et 1.7° C d’ici 2050 et entre 1.8° C et° C d’ici 2100 par rapport au niveau moyen de la période 1980 1999. Ceci est énorme.
 

Dans la convention-cadre des Nations-Unis, on peut noter « notant que la prévision des changements climatiques recèle un grand nombre d’incertitudes, notamment en ce qui concerne leur déroulement dans le temps, leur ampleur et leurs caractéristiques régionales » fin de citation.

Tout cela étant défini, on peut légitimement envisager les controverses qui en découlent et qui nous donnent l’avantage d’une analyse objective et réfléchie.

Si les effets du soleil sur notre climat sont incontestables, en va-t-il par exemple de même pour les tâches solaires qui actuellement en phase basse font l’objet de beaucoup de spéculations sur notre devenir climatique.

Le rapprochement du PAG avec le minimum solaire (celui-ci n’étant pas contestable, l’instrumentation permettant ces observations dès 1610 environ) (PAG de 1580 environ à 1860) est-il indéniable ou d’autres paramètres doivent-ils être pris en considération ?

Emmanuel Le Roy Ladurie soulève le cas de la circulation atmosphérique, qui, très mal connue sous le règne de Louis XIV, est un chainon manquant inconnu pour corroborer ou non l’influence unique de l’absence des tâches solaires avec le PAG.

Les essais d’étude dendrochronologiques, si elles laissent fleurir des théories qui pourraient corréler l’influence solaire et la croissance des arbres est loin d’être totalement affirmative et incontournable.

La méthode « phénologique » (étude des variations, en fonction du climat, des phénomènes périodiques de la vie végétale) est quant à elle plus susceptible de rendre compte des variations climatiques d’années en années.

Si l’on prend encore en compte que des séries d’années très chaudes ont aidé à une surproduction agricole et vinicole, ces années étant situées dans la phase, non exactement définie avec certitude du PAG (1580-1860 environ), c’est-à-dire années chaudes 1635-1639 et plus loin 1778-1785, on devinera aisément que la complexité climatique commande tout, dans ses recherches… mais nous sommes très loin des certitudes affichées actuellement.

Le phénomène antrophique s’avérant être l’arme infaillible des médias et de nos instances politiques, notre libre arbitre ne doit pas pour autant s’y amalgamer sans esprit cognitif à d’éventuelles variations multi décennales, tout en gardant à l’esprit que l’observation des faits valide ou invalide les plus belles théories.






 
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