Météo court terme et évolution.       Environnement climatique.    
                  Coin des sciences.       Archives que nous désirons garder, au fond de la page.                 

Météo : Prévisions de Serge et analyses. Observations locales et tendances saisonnières.


Un suivi ici sur le forum (saison).
et : Observations. Comme pour tous les sujets météo. (Aller aux dernières pages)
Voyez aussi les Perspectives sur l'hiver 2010/2011


A lire sur le forum, un article qui apporte des informations inédites.

Les eaux troubles du glacier des Bossons.

24 juillet 2010.  Envoyé spécial à Chamonix, Jean-Claude Galli (francesoir.fr).

Alors que le réchauffement climatique entraîne une fonte rapide des glaciers dans le monde, une équipe de chercheurs installée sur le glacier des Bossons met en évidence que les eaux libérées en quantité pourraient constituer une menace pour l’équilibre environnemental...    Suite sur le forum.



21 juillet 2010.
Températures  maximales à Genève, donc proche des Alpes, depuis 1983.
2003 sort du lot, mais cet été est à ce jour dans une moyenne haute.
On remarque aussi de nombreuses années avec des coups de fraicheur durables et répétitifs.



Isotherme 0° cet été en haute montagne, par rapport à la moyenne des années 1973-2009.
On voit bien la nette anomalie thermique de cet été, en dehors d'une courte période en juin.




En France, le mois de juin a été globalement chaud avec une température moyenne de 1,1°C au-dessus de la normale.
 La température à la surface des terres est la plus élevée jamais enregistrée, avec 1,07°C au-dessus de la moyenne des mois de juin du siècle dernier qui était de 13,3°C.




Le mois de juin 2010 a battu le record de chaleur sur la Terre depuis que les relevés existent et la température moyenne d'avril à juin a été la plus élevée jamais enregistrée.
La température moyenne à la surface du globe en juin est de 16,2°C, soit 0,68°C au-dessus de la moyenne du 20e siècle.
 La température à la surface des océans s'est située 0,54°C au-dessus de la moyenne du 20e siècle avec 16,4°C.
Juin 2010 est le quatrième mois de juin le plus chaud enregistré depuis 1880.  (
Source Météo France)




De nouveaux éléments sur les fluctuations glaciaires, en rapport avec l'optimum médiéval,
en discution ici sur le forum.


Vendredi 16 juillet.

Les températures moyennes observées à Chamonix au cours du mois de juillet sur la période 1971 / 2000 sont de 8.8°C pour les minimales et 23.2°C pour les maximales. Depuis ce 1er juillet, elles sont respectivement de 11.1°C et 29.9°C.
Lundi.12 juillet.

Quand on veut faire dire aux courbes et graphiques ce que l'on souhaite !!!


Il y a des sites (ils se reconnaitront) qui sont passés maitres dans l'art de manipuler les courbes et graphiques dans un sens très orienté, selon leurs désirs.

Par exemple, jusqu'à il y a 2 ans, ils prenaient 10 ans de référence (1998/2008) pour montrer que la terre se refroidissait (ceci dit l'exceptionnel 1998 chaud était du à un El Nino particulièrement puissant, ce qui a grandement perturbé la courbe).

Mais maintenant, désastre c'est foutu ! Si on prend 10 ans (2000 /2010) la courbe moyenne monte, alors ils prennent 12 ans pour pouvoir affirmer "C'est plat, ça ne ne réchauffe plus" !

Prenez donc 13 ans ? Ha non, la courbe monte, pas 13 ans !

Prenez donc 15 ? Ha non... Pourtant en climatologie, rien en dessous de 30 ans n'est significatif d'une vraie tendance. L'idéal est même 2 fois 30 ans.

Mais les gens dont nous parlons n'ont que faire d'objectivité ! Manipulez manipulez, il en restera toujours quelque chose !
Ne nous laissons pas "avoir" par ces méthodes indignes, la désinformation n'est pas innocente !

Un petit logiciel sympa pour faire des simulations de données, et vous verrez que 30 ans correspondent bien aux vraies fluctuations climatiques (et glaciaires) que nous avons connu. Le reste n'est qu'épiphénomènes non significatifs.

Voyez les glaciers, ils réagissent aux vraies tendances du climat, et là pas de mensonge, le constat est évident !


Très inquiétant malgré un mois de juin plutôt frais, mais hélas juillet commence caniculaire...
La situation s'aggrave, mais ce n'est pas étonnant. Lisez les explications (et le forum).

Fortes chaleurs en prévision. Interview ce 6 juillet sur Europe1. Dominique Raspaud, prévisionniste à Météo France, explique que cet été sera plus chaud en moyenne.

Ce week end du 10 /11 juillet :
Températures maximales les plus élevées depuis le début d'année : 10°C à l'Aiguille du Midi, 33°C à Chamonix,



20 juin, bilan à la veille de l'été officiel (l'été météorologique allant du 1er juin au 1er septembre).

Pour les Alpes du Nord, nous avons eu eu un temps durablement froid et plutôt instable début mars,
puis très doux et assez beau fin mars,
puis durablement doux et ensoleillé et enfin méme chaud fin avril,
puis durablement froid et maussade début Mai, puis une période de chaleur précoce fin Mai,
puis une période instable et globalement douce les derniers jours de Mai, avec une atmosphère plutôt à l'orage
et enfin une première quinzaine de juin perturbée et fraiche, en dehors de quelques jours chauds avec fœhn qui ont provoqué une forte fonte de la neige en altitude.

A noter l'apparition de la neige (saupoudrage) en cette veille de l'été, vers 1800 m.

Donc un printemps "moyen", avec des coups de froid, de la neige et des fortes gelées au début et des coups de chaleur vers la fin, des belles journées, du fœhn, des journées dégueulasses, quelques orages...


Les moyennes sont globalement un peu déficitaires, dans les Alpes, et au niveau des T° maximum, l'anomalie doit être encore plus marquée. D'où l'impression de maussade, les périodes chaudes et calmes ne durant jamais.

Le yoyo des températures a été remarquable, se prolongeant anormalement loin dans la saison.
 
 
Vendredi 11 juin.
Hier fœhn très violent à Chamonix et sur le massif.

La fonte nivale est importante et le récent et violent épisode de fœhn a considérablement altéré le manteau neigeux, même à très haute altitude. (Cham météo).

De nombreux épicéas déracinés ou cassés à la base.

Grosse chaleur en altitude, soleil très chaud dans la vallée.
Les Arveyrons sont très gros, ce qui montre la brutale augmentation de la fonte des neiges en altitude, car il n'a pas plu depuis plusieurs jours, et pas de regel nocturne dans ces situations, record de température nocturne (15° au dessus des moyennes pour cette date).

Très forte ablation glaciaire, après un mois de mai assez favorable... mais c'est fini !
Rappel, mi avril il avait fait également des températures de juin,
+1.9° en bilan thermique et -70% sur les précipitations dans les Alpes.


Observation visuelle, débit des torrents glaciaires au mois de mai.
Transfèré sur cette page "Neiges glace et torrents".




La pluviométrie de la journée du dimanche 30 mai fut remarquablement élevée,
59 mm à Chamonix,
plus de 80 mm au Tour.
Le débit de l'Arve a atteint un niveau de crue quinquennale lundi matin à Sallanches.





Le 17 mai, après une première quinzaine de mois fraiche et neigeuse,
fréquente jusqu'au début des années 1990, mais devenues de plus en plus rares ces 2 dernières décennies.

Les couloirs de glace ou rocheux, et les pentes de glace raides sont bien plâtrées, ce qui ne se produit guère en hiver, et permet du ski de haute montagne en pentes très raides.
Hier la célèbre "Mallory" a été skiée, on en voit les traces aux jumelles. Type de pentes rarement faisables en plein hiver.



Commentaire de l'Office de haute montagne.:
Mise à jour du samedi 15 mai 2010 :
N'ayons pas peur des mots, la situation est quasi hivernale en haute montagne. Au dessus de 3000 m, entre le dimanche 9 mai et ce jour, il est tombé 1m 20 de neige au cumul (info du refuge des Cosmiques). Sur ces deux derniers jours, la neige est tombée sans vent. La neige s'est temporairement abaissée vers les 1700 m. (une vingtaine de cm au dessus des 2000 m ). L'information neige et avalanches est en ligne sur la page d'accueil de notre site internet.



Les mois de mai, juin et juillet ont été mis à jour en prévisions saisonnières par Météo France.

Il en ressort qu'ils ne privilégient aucun scénario pour la France.
Sur 5 organismes, seuls météo France et mett office prévoient des températures > à la normale, ne privilégient aucun scénario et un seul, JMA voit des températures proches de la normale.
Vu la synoptique actuelle avec des gouttes froides, je comprends leur hésitation.
Par contre et ce qui est remarquable, c'est que Antilles, Guyane, Réunion, Mayotte, Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna et St Pierre et Miquelon sont tous prévus et cela à l'unanimité comme ayant pour les trois mois des températures > à la normale. Indice 5/5.
Et cela corrobore pour l'instant la tendance à une année chaude. Sa position sera encore à déterminer.
A vos avis.
Bonne soirée.



Lundi 3 mai 2010.

Pour illustrer ce que l'on dit souvent, que le manque de chutes de neige au printemps et à l'automne, avec de gros redoux, pénalise les faces glaciaires, qui avec les seules chutes de neige froides de l'hiver ne retiennent pas la neige et restent en glace...


 Observations climatiques. (Extrait de notre forum)

 Par Treize Aujourd'hui 30 avril à 12:13

Bon, dernier jour d'avril, ce que j'en retiendrais ici : un mois sec, très ensoleillé, et chaud.

Environ 60% de déficit sur les précipitations (<50mm)
Environ 40% d'excédent sur l'ensoleillement (>240h)
+1.9° en bilan thermique (+0.4° sur les Tn, +3.4° sur les Tx).

Bilan local peu représentatif de l'ensemble du pays, quoique.. Quand je regarde chez Serge (station de Colmar) :

Environ 70% de déficit sur les précipitations (<15mm)
Environ 35% d'excédent sur l'ensoleillement (>230h)
+1.1° en bilan thermique (-0.4° sur les Tn, +2.5° sur les Tx).

Je n'ai pas regardé chez Michel à Chamonix, mais quand je vois que Bourg St Maurice est également à +1.9° sur les températures, -70% sur les précipitations, et +20% sur l'ensoleillement, je pense qu'il ne doit pas être loin du même constat.

Un mois d'avril à vite oublier.
___________________________________________________________________

 Par Michel Aujourd'hui à 15:28

Treize a écrit:Je n'ai pas regardé chez Michel à Chamonix, mais quand je vois que Bourg St Maurice est également à +1.9° sur les températures, -70% sur les précipitations, et +20% sur l'ensoleillement, je pense qu'il ne doit pas être loin du même constat.
Oui Stéphane, on est est ces "eaux" là (si j'ose dire).
Le pire, c'est copie conforme avec l'an passé. Je viens du Col des Montets, et comme l'an passé, hormis quelques mini plaques il n'y a plus de neige. Donc rien ne change, taches solaires ou non, hiver historique (pour ceux qui veulent le voir ainsi) ou non,
mais déficitaire en neige dans les Alpes, tout se déroule imperturbablement de la même manière depuis bien longtemps.
Je rappelle, dans les années 1970, mur de neige de 7 m au col des Montets à l'ouverture le 1er mai ! ça se passe de tout commentaire !


Observations du dimanche 4 avril, Pâques.

Hauteurs de neige à Argentière.
Le tassement se poursuit au village, 50 cm max, dont 10 cm de fraiche.

En altitude peu d'évolution, fœhn et chutes de neiges alternant.

Météo Alt. Temp. Vent (km/h) Dir Temps Visib.
Lognan 1972 m -4 �C 10 SO Neigeux Réduite, 100 m
Bochard 2765 m -7 �C 20 SO Neigeux Jour blanc
Grands Montets 3275 m -10 �C 35 S Neigeux Réduite, 100 m

Neige Total Qualité Dernière chute Quantité
Lognan 188 Poudreuse 04/04/2010 12
Bochard 390 Poudreuse 04/04/2010 13
Grands Montets 410 Poudreuse 04/04/2010 30


2010, année d’une canicule estivale forte ou de mois fortement excédentaires ?

Retour sur les 10 dernières années.
OBSERVATIONS STRICTEMENT LOCALES Alsace 600 m.

Les moyennes annuelles de ces 10 dernières années sont de + 9.4° C, échelonnées de 9 à 10° C.
Les moyennes des 3 premiers mois de l’année sont :
De la plus froide : 2006 avec + 0.5° C
En seconde position on trouve 2009 avec + 1° C et en troisième 2010 avec + 1.1° C.
Le premier trimestre le plus chaud étant ce lui de 2007 avec + 5° C.
Echelonné de + 0.5 à 5° C, cela donne un facteur 10.

Le premier trimestre le plus froid, celui de 2006 se retrouve au final avec une moyenne annuelle de 9.7° C, soit > de 0.3° C à la valeur moyenne des 10 dernières années.
Petit récapitulatif thermique de 2006 :
Mois de juillet le plus chaud avec + 21.4° C ; septembre le plus chaud avec + 16.6° C et mois d’août le plus frais avec 7.8° C de différence de celui de 2003.

Année 2006, deux mois très chauds, un mois très frais et un premier trimestre le plus froid ; toujours sur ces 10 dernières années. Bilan = + 9.7° C de moyenne annuelle.

Le premier trimestre 2010 se retrouvant en 3ème position des premiers trimestres les plus frais, et au regard de ce qu’il est advenu de l’année 2006, on peut se poser la question si cette année va déclencher soit :
-le processus de rafraichissement annuel tant espéré (au moins par moi)
Soit,
-combler le retard thermique par une canicule estivale ou des mois en excédent thermique notable (ainsi que le titre le laisse supposer).

Evidemment, je n’ai pas la réponse ; cependant, et d’un point de vue toujours local, il est intéressant de suivre l’évolution de 2010 pour affirmer ou infirmer le processus en cours actuellement, à savoir une continuité d’années douces ou une inclinaison vers une période plus fraiche.
Ce qui n’implique nullement l’hypothèse d’une extrapolation future, mais simplement de voir si j’arrive cette année à passer la barre des 9° C en moyenne annuelle.

En tout cas, d’un point de vue globale, la température des océans est au niveau « haut » ainsi que la basse troposphère.


Jeudi 7 janvier.

Je vous propose un petit bilan intermédiaire de l’hiver en cours.

Un chaud/froid significatif a été enregistré en décembre. La température est même descendue bien bas vers le 20 décembre sur bon nombre de régions. Les périodes de redoux ont été dévastatrices en moyenne montagne, alors que la pluviométrie excédentaire a été bénéfique aux hautes altitudes (> 2500 m).

Pour ce qui est de la neige, les plaines du nord-est n’ont pas été à la fête comme c’est le cas depuis plusieurs années maintenant. D’autres régions ont été touchées par des phénomènes neigeux, mais ceci est assez habituel lors de flux continentaux.
Les remontées chaudes sont toujours aussi impressionnantes lorsqu’elles se présentent et c’est d’ailleurs ce qui fait que le bilan thermique de décembre n’est que très légèrement en-deçà des normales 1971/2000.
Pour que tout soit clair et sans ambigüité, remarquons que cette moyenne de décembre est supérieures aux normes 1950/2008 de 0,03°. Ce qui relativise encore le sens « exceptionnel » de quelque chose qui en fin de compte ne l’est pas.

Je me suis trompé en citant un mois plus doux que la normale, car je n’avais pas envisagé le coup de froid bref, mais intense du 19/20 décembre. Pour la neige par contre j’avais prévu qu’il serait difficile d’avoir une stabilisation du manteau neigeux à moyenne altitude ; cela s’est avéré proche de la réalité. (Pluviométrie forte dans les Vosges et au final peu de neige à ce jour vers 1300 m et certaines stations non équipées de canons à neige sont fermées). C’est peut-être un peu mieux dans les Alpes, mais pour les Pyrénées, le déficit neigeux semble être là aussi.

Ce début janvier est prometteur et là encore, je me suis trompé sur la durabilité de températures basses observées actuellement. Toujours très peu de neige en Alsace (cela pourrait s’améliorer ce week-end, encore que…). La neige tombe bien sur certaines régions et l’épisode à venir va sans doute bénéficier à des régions en particulier de manière non négligeable.

(De Michel : Je précise que pour la région Mont blanc / Alpes du Nord, la température jusqu'à aujoud'hui est conforme aux "normales" de saison, la vague de froid ne nous a pas encore vraiment atteint, sans doute demain).

Quelles conclusions pouvons-nous tirer à ce jour.

-pluviométrie plus forte que la normale, ce qui est un bien.
-épisodes neigeux sur certaines régions qui montrent que l’hiver existe encore.
-flux plutôt continentaux avec froid et neige, mais absence des flux de nord-ouest qui apportent énormément de neige en montagne à moyenne altitude (phénomène qui serait bien plus à propos actuellement pour redonner vigueur à nos glaciers Alpins).
-océans trop chauds pour entériner une synoptique de nord-ouest de plus en plus PRIMORDIALE.
-embâcle polaire mise à mal par le cisaillement du vortex (j’espère que l’on en paiera pas le prix cet été et les hivers prochains).
-tâches solaires toujours rares qui pour l’instant n’ont aucune influence sur notre météo, mais là encore si l’on veut absolument y trouver une corrélation, rien de plus facile.

Début d’hiver intéressant et s’il se prolonge ainsi sans doute sous les normes de saison.

Ceci dit, on peut lire de telles âneries sur des forums que je ne peux m’empêcher de les citer.

Il parait que l’on va retrouver des hivers comme en 1900. Sans doute des propos de nos vénérables aïeux ultra centenaire qui savent de quoi ils parlent.
Mais aux dernières nouvelles, nenni, ils seraient bien moins âgés. Encore des extra lucide, ou des crétins qui s’ignorent.
Car là excusez du peu mais c’est du même acabit que les pubs que l’on passe à notre jeunesse ou on leur promet de dévoiler par l’intermédiaire d’un gourou adepte d’astrologie de marché, s’ils vont rencontrer l’âme sœur, quand ils vont procréer etc etc etc, j’en passe et des meilleurs.
Dieu, que faisons-nous de notre jeunesse, à l’heure où la science nous permet de frôler les arcanes de la nature…facile…un retour aux hivers des années 1900 dixit magister. Aux âmes mal nées, le paradis est ouvert.

Sur ce, vive la neige et pourvu que ça dure.



Ce matin 1er février  le prévisionniste de Chamonix météo a annoncé à la radio - 20° à Chamonix.

Là on est dans des chiffres que l'on ne connaissait plus depuis un bon nombre d'années.
Entre - 20° / - 25° et plus bas, c'est du grand froid à Chamonix.
Il fait un peu moins froid en altitude, - 28° à l'Aiguille du Midi contre - 31° hier, et moins de vent, donc effet éolien moins vif.
A Argentière - 16 °, un peu plus froid qu'hier.

Ce dimanche 30 janvier, grand froid en altitude - 31° à l'Aiguille du Midi.


MétéoAlt.Temp.Vent (km/h)DirTempsVisib.
Lognan1972 m-18 °C0--Ensoleillement 100%Bonne
Bochard2765 m°C
--Ensoleillement 100%Bonne
Grands Montets3275 m-27 °C0--Ensoleillement 100%Bonne

NeigeTotalQualitéDernière chuteQuantité
Lognan172Poudreuse30/01/201011
Bochard380Poudreuse28/01/201035
Grands Montets420Poudreuse28/01/2010?

Argentière - 13° chez moi et 80 cm de neige. Chamonix - 14 °.


Observations de janvier 2010.

Pour résumer cela, j'ai pensé a copier ici le post d'un ami sur le forum, qui décrit très bien la situation.

"En attendant, et en parfait accord avec les cartes mondiales de la NOAA, les mesures satellites donnent une anomalie mondiale troposphérique excessivement élevée pour janvier, de +0.72°.
C'est la plus haute valeur observée pour un mois de janvier, et la troisième valeur tous mois confondus, battue seulement par février et avril 1998.
D'une certaine manière, cette valeur n'est pourtant pas étonnante : nous savons qu'un épisode significatif d'El Niño est en cours depuis novembre, et les températures de la troposphère sont très corrélées à l'ENSO avec un retard de 2 à 3 mois.
Les températures troposphériques devraient rester très élevées (sauf évènement particulier) en février, puis devraient commencer à décliner tout comme est en train de le faire El Niño.


Mention spéciale, s'ils nous lisent, à ceux qui viennent de découvrir que la planète ne se résumait pas à l'Europe et aux orangeraies de Floride.
C'est très drôle de les voir mettre en doute les relevés des satellites, qu'ils ont tant portés aux nues ces dernières années (car ces relevés étaient plus "frais" que ceux réalisés au sol, et "au dessus de tout soupçon")."



Archives.

Très intéressante analyse de Météo-Chamonix.

Bulletin du mardi 26 Janvier 2010 / 23:00, toujours d'actualité ce 30 janvier.
Analyse de la situation et évolution.

Vague de froid - épisode 3.

Pour la troisième fois cet hiver, une vague de froid envahit le pays. Même si le scénario diffère légèrement à chaque fois, on note quelques points de comparaisons: une masse d'air très froide (peut on parler de goutte froide?) se stabilise au dessus de l'Europe. A chaque fois, un front de température très net se forme dans l'axe Espagne-Grande Bretagne.

Situation du mardi 26 à midi.

les conditions "types" sont en train de se mettre en place: la goutte froide est actuellement présente sur l'est de l'Europe. Cette goutte va être dans un premier temps reprise par le flux pour revenir s'installer durablement au dessus de la France. On peut analyser cette évolution en terme de vorticité potentielle:

Evolution de la situation du mercredi 27 12h jusqu'à samedi 30 12h.

Une première langue de vorticité potentielle s'est échappée du vortex polaire. Durant ces derniers jous, elle s'est considérablement étirée en allant jusqu'au nord du Maroc.
En s'étirant de la sorte, elle perd sa stabilité et elle va être réabsorbée dans le flux.
Durant la troisième étape (vendredi) cette goutte se refond dans le flux afin de reformer une anomalie de vorticité potentielle consistante.

Etape 4 (samedi 30), la nouvelle "goutte froide" est reformée, elle redescend au sud pour éventuellement se séparer du vortex polaire par la suite.

Considérations sur le réchauffement climatique:

Ce type d'épisode va faire sourire de nombreux "climato-sceptiques". En effet il paraît difficile d'être crédible quand on parle emitouflé dans une doudoune polaire
... et pourtant. Je me garderais bien de généraliser quoi que ce soit à partir d'épisodes très ponctuels et très locaux. L'évolution du climat doit se faire à partir d'observations plus globales. Le réchauffement est sans doute encore mal compris, mais de grâce, n'allez pas utiliser cet argument d'un hiver plus froid que la normale à Chamonix pour justifier d'un "non-réchauffement"... vous utiliseriez les même arguments que vous combattez.


Mardi 20 octobre 2009.

Monsieur, s’il vous plait, y aura-t-il encore des hivers avec de la neige ?

En ces temps circonstanciés climatologiques, il serait pour le moins présomptueux de répondre par la négative. Tant le détail phénoménologique semble ardu.
Mais le problème n’est pas tant celui du phénomène en lui-même que sa répétition ou son occurrence.
De ce point de vue, le travail titanesque des « historiens du climat », nous permet d’envisager différents scénarii susceptibles de se produire.
Il a déjà été expliqué que le recul des glaciers, consécutif à la fin du PAG est sans doute du au manque de neige hivernale et d’étés chauds qui ne l’oublions pas sont des générateurs majeurs d’ablation ; surtout lorsqu’ils sévissent en longueur et en températures comme cette année.
Emmanuel Le Roy Ladurie explique dans son « abrégé d’histoire du climat », les occurrences d’hivers froids voir très froids en prenant pour référence les hivers anglais.

Période 1860 / 1895 :
Sur un critère propre à évaluer les froidures thermiques hivernales (décembre, janvier et février), il note pour ces 36 années, 14 hivers froids, parfois très froids.
Ce qui donne une occurrence d’un hiver froid sur 2.6 années.

Période 1896 / 1916 :
Durant cette période de 21 années, on ne trouve plus aucun hiver qui corresponde aux critères d’évaluations d’hiver froid ou très froid. Ce n’est qu’en 1917 que les critères d’évaluation pour un hiver froid ou très froid sont à nouveau respectés.
Ce qui nous donne une occurrence  d’un hiver froid sur 22 années.

Le prochain hiver froid qui suit celui de 1917 est celui de 1929, qui lui-même n’aura à nouveau son équivalent qu’en 1939.
Ce qui nous donne pour la période 1896 / 1939, soit 44 années, seulement 2 hivers froids ou très froids.
Occurrence 1 hiver froid sur 22 ans en généralisant.

Tout ceci dans le contexte du réchauffement du début du XXème siècle.
Donc pour en revenir au débat qui nous intéresse, considérons encore que la décennie 1940 comptera des hivers très froids.
La décennie suivante aura 2 hivers froids (toujours sur les mêmes critères), dont celui de 1956 qui connaitra la mensualité la plus froide (février 1956) depuis décembre 1879.
La décennie 1960 nous gratifiera uniquement du rude hiver 1962 / 1963.
La décennie 1970 / 1979 connaitra un hiver rude, celui de 1979.
La décennie suivante, 1980 / 1989 aura 3 hivers que l’on peut qualifier d’hivers rudes : 1982, 1985 et 1986.
Soit pour la période 1948 à 1986 (39 années), 7 hivers considérés comme froids.
Ce qui nous donne une occurrence d’un hiver froid toutes les 5.5 années.

Ensuite, c’est la fin des années 80 (1988,1989,1990) qui est l’initiatrice si l’on peut dire d’une nouvelle donne hivernale qui n’a plus rien à voir avec les hivers précédents, puisque les hivers un peu frais que l’on peut enregistrer et qui, évalués sur les critères de calcul d’hivers froids à très froids, atteignent à peine la limite supérieure dudit calcul, et qui parfois même le dépassent (mais cela indique simplement le fait de l’amplitude entre les hivers doux enregistrés depuis cette époque et ceux un peu plus frais) sont ceux de 1991, 1992, 1996 et 1997. Les hivers 2005 et 2006, un peu frais se situent également au-dessus du critère d’hivers froids (un peu moins pour 2006). Ajoutons encore que la décennie 1989 /1998 fut sans doute hivernalement la plus chaude depuis 1500 et l’on aura un aperçu du trend séculaire depuis 1901, qui s’élève à 0.08° C par décennie.
Si l’on ajoute que le triplé décennal le plus chaud que l’on ait connu depuis le dernier millénaire est celui de 1973 à 2002, on peut se poser un certain nombre de questions.
Notamment celle d’un imminent PAG comme on peut le lire sur certains sites.
Non pas que cela ne puisse pas se produire, encore que cela relève de la sémantique, car plusieurs décennies devront passer avant d’y apposer un terme aussi…déstabilisant, mais à l’évidence on ne peut faire abstraction des phénomènes récents et à moins que la fée clochette ne passe par là, les miracles ne se produisent pas au bon vouloir de nos phantasmes.

Alors, y aura-t-il encore des hivers avec de la neige ?

Conclusion, si mes calculs sont exacts, sur les 147 années de référence (1860 à 2007), on se retrouve avec 33 hivers considérés comme froids ou très froids (inclus ceux de la dernière décennie vraiment à la limite haute du critère). Ce qui nous donne environ un hiver froid (et donc probablement neigeux, mais il peut être sec aussi) tous les 4.4 années. Ceci en occultant les occurrences citées plus haut et …très très aléatoires.
Ce dernier chiffre étant assez optimiste (4.4 années), nous nous en tiendrons donc là…car le détail et son trend séculaire est …désespérant.

Cependant, l’hiver qui se présente pourrait bien nous montrer quelques belles facettes hivernales.


Suisse: Chaleur Le thermomètre s'affole dans les vallées alpines.

Météosuisse a publié une news au sujet des records du jour:
Actualités météorologiques    07 octobre 2009 / Anick Haldimann, Didier Ulrich

Redoux d'automne
En automne, le soleil baissant sur l’horizon, la température diminue lentement mais de façon irrégulière. Max Bouët en donne une description parlante : « La courbe descendante de température affecte (…) un profil en dents de scie où chaque chute brusque est suivie d’un redoux rassurant.». En effet, durant la période estivale continents et océans ont accumulé de la chaleur. Celle-ci est restituée graduellement tout au long de l’automne, réchauffant l’air des basses couches. Ainsi les redoux automnaux offrent des périodes de répit dans le long refroidissement saisonnier. On distingue le redoux anticyclonique du redoux humide.

Redoux anticyclonique
Le début de l’automne coïncide avec la présence en altitude des températures les plus élevées. Conjuguées à la baisse graduelle des températures en plaine, notamment en raison du rallongement des nuits, l’atmosphère prend un caractère très stable.

D’imposants anticyclones se forment ainsi sur les continents et favorisent de longues périodes sèches et relativement douces. Sous un anticyclone, le lent mouvement descendant de l’air, appelé subsidence, réchauffe la masse d’air et l’assèche. L’humidité relative en altitude diminue fortement, offrant des visibilités souvent excellentes en montagne. Ces périodes anticycloniques sont propices à la randonnée en moyenne montagne, avec du soleil, de la douceur et des vents faibles.

En plaine par contre, l’anticyclone génère un effet de cloche et maintient l’humidité proche du sol. Le Plateau se retrouve souvent dans des brumes ou des grisailles persistantes le matin mais, après leur dissipation, la douceur revient rapidement.

Ces situations douces et sèches peuvent durer des jours, voire des semaines. A Sion, on a compté jusqu’à 58 jours consécutifs sans pluie. De nombreuses expressions populaires ont été adoptées pour qualifier ces redoux : l'été de la Saint-Denis (9 octobre), l'été de la Saint-Martin (11 novembre), l'été de la Toussaint (1er novembre) ou encore l’Altweibersommer (en Suisse alémanique). Suite à la célèbre chanson de Joe Dassin, l'expression "été indien", qui tient son origine d'Amérique du nord, s'est répandue en Europe francophone. L’été indien correspond à une période ensoleillée et douce succédant aux premières gelées de l’automne et coïncidant avec la flambée des couleurs automnales.

Redoux humide
Après la période estivale, la Méditerranée se comporte comme un immense réservoir de chaleur. Et la grande inertie thermique de l’eau fait qu’elle ne se refroidit que très lentement. Dès que les vents tournent au sud ou au sud-ouest, les masses d’air en provenance de ces régions sont alors chaudes et humides. Elles viennent parfois buter contre les Alpes et provoquent des précipitations localement fortes et des bouffées de foehn dans les Alpes. On garde en mémoire les tristes souvenirs des intempéries de Gondo en octobre 2000, ou encore de Brigue à la fin septembre 1993. Sur le Plateau, le ciel est parfois nuageux dans ces situations, parfois pluvieux, avec des températures toujours très douces.

Automne 2009: records de chaleur
Une grande partie du mois de septembre a été caractérisé par une situation anticyclonique stable, nous apportant douceur et sécheresse. Depuis quelques jours, le courant du sud-ouest s’est installé de la Méditerranée occidentale aux Alpes, favorisant l’explosion des températures malgré un ciel souvent voilé ou nuageux. Avec la conjonction de ces deux situations de redoux classiques, la Suisse vit un début d’automne particulièrement doux. Au mois de septembre, les températures maximales ont été le plus souvent supérieures à 20° en plaine. Quant au début du mois d’octobre, il a été exceptionnellement doux, le mercure a dépassé plusieurs records séculaires le mercredi 7 octobre.






 
haut