Court
terme 72 heures. Evolution 4 à 7 jours. Modèles
et
probabilités saisonnières. Environnement
climatique. Coin des sciences.
![]() Météo : Prévisions et analyses de Serge. Observations du temps. |
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Précisions concernant les « observations ».
Celles-ci aborderont autant les
phénomènes locaux que l’avancement de l’englacement de notre hémisphère
et des anomalies de températures qui pourraient intervenir dans
certains endroits.
Vous
pouvez également nous faire part de vos observations si
celles-ci sont hors normes. Pour cela cliquez sur le lien en haut.
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Je vous invite à lire ici
les explications très bien étayées de "Treize" et "JJ Thillet" sur
la NAO. Actuellement débat très intéressant sur le forum au sujet de la vague de froid (2 pages), avec des intervenants de qualité.Nous avons mis sur le bêtisier, une vidéo de "frigorifistes" gravement atteints. |
| Mardi 9 mars. Suite analyse mois de janvier (période 1946/2005 pour la station de Strasbourg). Base de calcul :
Somme de la
température la plus basse et la plus élevée.
Transformation en logarithme, divisée par deux pour avoir une
base de moyenne.Ce qui donne un indice de 1.20 Ensuite transformation en logarithme de l’écart en températures par décennies. Exemple pour 1946/1955, écart de 7.3° C ; son log étant de 1.98 Différence entre l’écart et l’indice. Pour 1946/1955 cela donne 1.98 – 1.20 = 0.78 Ce résultat étant ensuite divisé par la température moyenne de chaque décennie. Exemple pour 1946/1955 0.78 / 0.7 = 1.11 Ce résultat de 1.11 est à considérer par rapport à 1 qui démontre une stabilité décennale froide. Plus on s’écarte de 1 vers le bas, plus on entre dans une stabilité chaude et plus on s’écarte de 1 vers le haut, plus on a de fluctuations entre les années d’une même décennie. Exemple par le résultat. Décennie 1986/1995 = 0.81 Décennie 1996/2005 = 0.93 Décennie 1956/1965 = 1.00 Décennie 1966/1975 = 1.08 Décennie 1946/1955 = 1.11 Décennie 1976/1985 = 1.11 Explication des résultats : La décennie 1956/1965 est remarquable par ses mois de janvier linéairement froids.
La décennie 1986/1995 est remarquable par ses mois de janvier linéairement doux (chauds). La décennie 1976/1985 est remarquable par la fantaisie de ses mois de janvier qui ont vu du très froid et du très doux. La décennie 1996/2005 avec son indice de 0.93 est classée douce, mais sa linéarité n’est pas aussi prononcée que celle de 1996/2005. Idem avec les décennies 1946/1955 (mois de janvier le plus doux de la période 1946/2005) et 1976/1985 qui alternent avec du doux et du froid en amplitude plus marquée. Pour ce qui est de la décennie 1966/1975, elle est surtout marquée par deux mois catastrophiques (1974 et 1975 avec respectivement + 4.9 et + 5.1° C de moyenne). Sans ces deux excès, cette décennie se classait au même niveau de celle de 1956/1965. Conclusion : La variabilité est un élément incontournable de notre météorologie.
Les 60 années
d’analyse de janvier montrent indéniablement une tendance au
réchauffement de ce mois. Ils montrent aussi que toute une
décennie peut se montrer assez rigoureuse, tout comme son
inverse.Ramené au contexte global du réchauffement observé, janvier, contrairement à février comme nous le verrons plus tard reste symptomatique du réchauffement. |
| Bonjour à tous, Ci-dessous
un petit récapitulatif des paramètres thermiques et de
précipitations pour la ville de Strasbourg depuis 1946 à
2005.
On peut remarquer tout d’abord
que les souvenirs d’hivers de jeunesse, si l’on ne se concentre que sur
le mois de janvier, ne sont pas usurpés. Pour preuve la
décennie 1956/1965 qui a connu la moyenne la plus basse et de
surcroit, les précipitations les plus abondantes. Cela dit pour les précipitations, les fluctuations sont moins importantes que celles de la température. Ceci est évidemment un tableau de moyenne, mais la variabilité d’une année sur l’autre est une chose récurrente aussi loin que l’on puisse remonter dans le temps, lors de périodes interglaciaires. Ainsi, en janvier 1948, Strasbourg s’est retrouvé avec une moyenne mensuelle de…+ 5.6° C. Remarquable ; et pourtant la moyenne décennale est de 0.7° C. En 1987, la moyenne du mois a été de – 3.7° C et en 1988, elle est remontée à + 5.4° C. Tout aussi remarquable…avec cette différence toutefois, que la décennie concernée a été la plus chaude et que celle de 1948, la seconde plus froide derrière celle de 1956/1965. On pourra toujours me reprocher de ne citer qu’une petite ville, et d’extrapoler à travers celle-ci des phénomènes qui tendent à prouver que l’emballement thermique est bien réel et de sous-estimer l’hiver que nous venons de vivre. On pourra aussi me reprocher de ne prendre en compte qu’un mois sur 12. Les statistiques concerneront tous les mois, mais c’est un travail assez long et on est pas au bout de nos surprises. Là n’est pourtant pas le but recherché. Car il y a d’autres remarques à faire.
En commençant par montrer qu’un mois de janvier peut être froid et humide, en atteste la décennie 1956/1965.On remarquera également l’énorme bond thermique de la décennie 1986/1995 et un recul pour la décennie suivante. Imaginons maintenant une décennie chaude 2001/2010 (en attendant la fin de 2010) ; celle-ci va entrer dans le calcul de référence de la prochaine période trentenaire ; autrement dit, de 1971/2000, on va se retrouver avec 1981/2010. Si maintenant, les statistiques que je m’amuse à faire sont rejetées aux calendes grecques, et que l’on ne prend en compte que la tranche la plus proche de 1971/2000 pour référencer les prochains mois de janvier, il suffira de peu de choses pour que l’on crie aux glaciations proches et au phénomène extraordinaire d’un coup de froid, rapidement relié par les médias. Il est bien entendu qu’il ne s’agit nullement de banaliser un mois froid lorsque celui-ci se produit (en l’occurrence celui de janvier 2010). Mais de dénoncer les dérapages sémantiques et extrapolant d’une société qui croit ponctuellement avoir tout inventé et rejeter les « vieux » comme des débiles mentaux lorsque ceux-ci font référence à leur souvenir. Oui, il a fait bien plus froid lors de ma jeunesse et la neige était bien plus abondante. Oui, nous sommes en période d’optimum. Oui, les glaciers Alpins auront du mal à retrouver la phase de croissance ; apparemment nous serions en deçà d’un point critique. Oui, janvier 2010 a été un mois froid. Non, aucune tendance à un quelconque refroidissement ne peut être considérée à ce jour. OUI, je bois du génépi…et sans modération.
Périodes de 10 ans Température moyenne Précipitation mensuelle 1946/1955 0,7°C 34,9 mm/m2 1956/1965 0,5°C 41,7 mm/m2 1966/1975 0,9°C 28,4 mm/m2 1976/1985 0,9°C 39,5 mm/m2 1986/1995 2,5°C 29,9 mm/m2 1996/2005 1,9°C 31,3 mm/m2 Moyenne des températures période 1971/2000 1,6°C Moyenne des températures période 1946/1970 0,7°C Concerne la station de Strasbourg pour le mois de Janvier. |
| Observations du samedi 13 février. -17° à Chamonix, -14° à Argentière.
Personnellement, je préférerais des chutes de neige abondantes avec un bon régime d'O N/O, que ces vagues de froid qui nous mettent à nouveau en déficit d'enneigement. Il nous faut de grosses quantités de neige. De Météo-Chamonix : "L'enneigement est proche ou légèrement inférieur aux valeurs moyennes saisonnières en moyenne et haute montagne." J'espère un changement au milieu de la semaine prochaine, afin d'alimenter abondamment nos glaciers qui en ont bien besoin. |
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Observations de janvier 2010.
Pour
résumer cela, j'ai pensé a copier ici le post d'un ami
sur le forum, qui décrit très bien la situation.
"En attendant, et en parfait accord avec les cartes mondiales de la NOAA, les mesures satellites donnent une anomalie mondiale troposphérique excessivement élevée pour janvier, de +0.72°. C'est la plus haute valeur observée pour un mois de janvier, et la troisième valeur tous mois confondus, battue seulement par février et avril 1998. D'une certaine manière, cette valeur n'est pourtant pas étonnante : nous savons qu'un épisode significatif d'El Niño est en cours depuis novembre, et les températures de la troposphère sont très corrélées à l'ENSO avec un retard de 2 à 3 mois. Les températures troposphériques devraient rester très élevées (sauf évènement particulier) en février, puis devraient commencer à décliner tout comme est en train de le faire El Niño. Mention spéciale, s'ils nous lisent, à ceux qui viennent de découvrir que la planète ne se résumait pas à l'Europe et aux orangeraies de Floride. C'est très drôle de les voir mettre en doute les relevés des satellites, qu'ils ont tant portés aux nues ces dernières années (car ces relevés étaient plus "frais" que ceux réalisés au sol, et "au dessus de tout soupçon")." |
| Mardi 2 février. Bonjour, Bilan de ce mois de janvier Sondernach, 600 m d’altitude au pied des Vosges.
Moyenne température du mois = - 1.8° C Cumul de neige tombé du mois = 72 cm Hauteur maximum au sol = 30 cm Température la plus basse = - 9.3° C Température la plus élevée = + 5.2° C. La première décade du mois a été la plus froide avec une moyenne de – 3.5° C. Il y a eu 30 jours de neige au sol. Depuis ces 10 dernières années c’est le mois de janvier le plus froid avec une couverture neigeuse au sol la plus longue. La plaine d’Alsace, trop souvent foehnée a été privée de neige avec pourtant un mois propice aux assauts hivernaux neigeux. Le nord de la région a été plus concerné par la neige. Strasbourg se retrouve avec une anomalie de – 0.7° C pour le mois de janvier. La moyenne de la période 1971/2000 étant de + 1.6° C, donc bien en-dessous. Il faut tout de même relativiser car la moyenne du quintet le plus froid de la période 1971/2000 est de – 1° C. Et sachant que cette période n’est pas vraiment la plus froide du siècle, il est bon de refreiner les assauts toujours aussi dithyrambiques des faiseurs de glaciation qui ne retiennent que les faits qui confortent leur théorie en-deçà de toute objectivité. Bonne journée. |
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Ce matin 1er février le prévisionniste de Chamonix météo a annoncé à la radio - 20° à Chamonix.
Là
on est dans des chiffres que l'on ne connaissait plus depuis un bon
nombre d'années.Entre - 20° / - 25° et plus bas, c'est du grand froid à Chamonix. Il fait un peu moins froid en altitude, - 28° à l'Aiguille du Midi contre - 31° hier, et moins de vent, donc effet éolien moins vif. A Argentière - 16 °, un peu plus froid qu'hier. |