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Géomorphologie
de la vallée de Chamonix.
Les
Glaciers
sont vivants. Anatomie et formation des glaciers. |
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Le VRAI
sommet du MONT-BLANC :
Cette coupe nous informe sur deux points : - le point identifié jusqu'à présent comme étant le sommet du Mont Blanc avec une altitude en surface de 4808,45 mètres au 25 mai 2004 passe, au niveau rocheux, sous la barrière des 4800 mètres avec une altitude de 4 780 mètres (au mètre près) sous 28 mètres de glace. - Le véritable sommet rocheux se situe 40 mètres plus à l'ouest et culmine sous 14 mètres de glace à 4 792 mètres (au mètre près). En ce point, l'altitude en surface est donc de 4806 mètres. Ligne du haut noire : Sommet de la surface neigeuse.
Ligne du bas
rouge :
Sommet rocheux.
![]() Octobre
2007.
Mont Blanc : Altitude, record 4810.90 m.
5 novembre 2009. Altitude officielle : 4810,45 cm. (-45 cm). On connaît désormais la
nouvelle altitude officielle du mont Blanc :
elle s'établit à 4 810,45 m soit
45 cm de moins que la précédente
mesure. La cordée qui a procédé à de nouvelles mesures du mont Blanc le 13 septembre 2009.
Oui, le mont Blanc a perdu 45 cm en deux ans mais demeure toujours au-dessus de la barre des 4 810 m. Certes le volume de neige situé à plus de 4 800 m est toujours de plus de 21 000 m³, soit 7 000 de plus qu'en 2003 (année de forte canicule et de déficit de précipitations) mais 2 500 de moins qu'il y a deux ans. Bon. Mais pour ce qui est d'en tirer des enseignements, on repassera. Au grand dam des journalistes, prompts à brandir le chiffon rouge du réchauffement climatique, monsieur Le Meur l'avoue : « Cette distribution topographique reste aléatoire. Ces variations sont peut-être révélatrices d'un phénomène météo mais il est difficile de relever une tendance climatique, vu les périodes plutôt courtes de ces mesures ». Les esprits terre à terre
pourront se demander pourquoi, alors que les
glaciers rétrécissent, la calotte
sommitale, elle, reste globalement stable.
«
La température moyenne annuelle est de
-17 degrés au sommet du mont Blanc. Il
n'y a donc pas de fusion possible. Pour
que la glace fonde il faudrait un changement
climatique hors normes », explique,
pédagogue mais pas pédant, le
scientifique. Le sommet rocheux à 4 792 mPour ce qui est des enseignements scientifiques, ces huit années d'expérimentations, échelle d'observation courte, confirment ce que l'on supposait : la hauteur du mont Blanc varie au gré de l'embonpoint de sa calotte glaciaire, donc des précipitations mais aussi des effets du vent sur la crête sommitale qui peuvent être décapants ou saupoudrants. Ce que l'on sait aussi c'est que le mont Blanc, dans sa structure rocheuse, grandit toujours et de manière constante, comme les Alpes, massif jeune. Au rythme d'un paisible et contemplatif gastéropode, soit 1mm par an, selon une étude de l'institut national des sciences de l'Univers du CNRS. En 2005, à l'initiative du laboratoire de glaciologie de Grenoble, une coupe du sommet débarrassé de son enveloppe glaciaire avait été réalisée. Cette mise à nu nous apprenait alors que le sommet rocheux du mont Blanc culminait à 4792m, se situant à l'ouest du sommet de surface. Une altitude géologique qui, selon les spécialistes de la tectonique, s'explique par l'interaction de deux failles inverses bordant le massif, conséquence de la collision entre le continent européen et le promontoire africain. Ce que les géologues appellent la zone de cisaillement du Mont-Blanc. Sur Wikipédia (2007) : En août
1986, une mesure orthométrique par
satellite donne une altitude de 4 808,40 mètres, avec une précision d'un
mètre.
À partir de 2001, la périodicité des mesures devient biennale. La mesure faite cette année-là donne 4 810,40 mètres. Mais après la canicule, une nouvelle mesure effectuée les 6 et 7 septembre 2003, constate une hauteur de 4 808,45 mètres avec une précision de 5 centimètres et un décalage de l'arête sommitale de 75 centimètres vers le nord-ouest par rapport à la campagne de 2001.
Cependant,
d'après le glaciologue Luc
Moreau et Météo
France qui
collaborent aux mesures,
l'interprétation populaire selon
laquelle la canicule est responsable de cette
diminution de l'altitude est contestable, car
elle n'aurait pas entraîné de
fonte significative des glaces au-dessus de 4 000 mètres d'altitude.
Il pourrait simplement s'agir d'un mouvement
aléatoire de la calotte glaciaire
sommitale, au gré des vents violents
soufflant à cette altitude. Effectivement, à cette altitude le thermomètre passe rarement au-dessus de 0°C, cependant même si lors de l'été 2003, la température est montée, durant quelques jours, à +2 °C et même +3 °C, cela ne suffit pas pour provoquer l'évaporation de la glace qui est restée à -15 °C. En fait, cette diminution pourrait résulter de trois phénomènes :
Lors de la campagne 2005, l'altitude du mont Blanc a été mesurée à 4 808,75 mètres, soit 30 cm de plus que la précédente mesure. Enfin, lors de la quatrième
campagne des 15 et 16 septembre 2007,
l'altitude du mont Blanc a été
mesurée à 4 810,90 mètres, soit
2,15 mètres
de plus que la précédente mesure. Le
volume de neige a presque doublé, par la
même occasion, depuis 2003, passant de 14 600 m3 à 24 100 m3. |
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Naissance
des
glaciers : Glacier froid, à 4500 m, température
interne de - 18 °.
Pas
d'eau,
pas de percolation, la glace se forme par
tassement intense.
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Glacier
tempéré, percolation
d'eau, glacier à 0°.
Sous la neige, la glace
est transparente et imperméable,
l'eau coule sur la glace et
dans les crevasses ou les "moulins". On voit bien la limite
de la neige de l'hiver et de la glace.
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| La "Ligne
d'équilibre", limite entre
la disparition de la neige d'
hiver, et son maintient. Dans les hauteurs Glacier blanc puis en bas Glacier noir recouvert de moraines rocheuses et débris d'avalanches. |

| Le glacier
des Pèlerins,
très rapidement recouvert
par les avalanches de
pierres
qu'il transporte jusqu'au fond et
dépose. On ne voit la glace qu'en pente forte ou cassure comme sur la photo verticale de gauche. La masse de roches lui assure une bonne protection contre les rayons du soleil. |





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Comment naît un
glacier ?
Il faut aussi un environnement topographique particulier qui puissent stocker de la neige pour fabriquer un glacier ! Si
le manteau neigeux annuel ne
fond pas entièrement
à la fin de
l'été (au-dessus
de 2800 m dans les Alpes), il
deviendra à terme
de
la glace, comprimé par
le poids des couches
supérieures et
accéléré
par la fonte des couches de
surface.
L'eau ainsi créé va percoler dans le manteau neigeux et accélérer la transformation de la neige en glace Les cristaux de glace se rapprochent, se transforme si la fonte intervient, et devient une couche imperméable : la glace La
neige
devient imperméable
à partir de 840 kg
pour un mètre cube,
c'est le "close-off" en
anglais, c'est à dire
le moment où
la densité de la
neige est telle que les
pores entre les grains se
ferment, elle devient
imperméable, mais
elle est encore blanche
! la glace deviendra
transparente plus tard.
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Donc, la neige est
perméable, la glace est
imperméable.
Sur
Terre, on ne trouve pas de la
glace plus dense que 920 kg
pour un mètre cube.
Donc, la glace sera toujours plus légère que l'eau (densité de l'eau = 1, soit 1000 kg pour un mètre cube). C'est la raison pour laquelle le glaçon « flotte » dans la menthe à l'eau ! ou l'iceberg (morceau de glacier) sur la mer. |
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Dans les Alpes, on trouve
des glaciers froids et des
glaciers tempérés.
Les glaciers froids ont
une température de glace
négative, donc
collée à la roche
et se trouvent au-dessus de 4
000 m d'altitude
dans
les Alpes ou parfois beaucoup
plus bas dans les faces nord
à l'ombre.
Par
exemple, au sommet du
Mont-Blanc, la
température moyenne
annuelle est de -15°C, la
neige est froide, la glace
aussi, collée
à la roche granitique.
Évidemment,
dans
les zones polaires, on
trouve les glaciers froids
jusqu’au niveau de la mer !
Le glacier
tempéré
est constitué de
glace à 0°C en
dessous de 3500 m d’altitude
(présence d'eau de
fonte) dans les Alpes.
La glace est donc au point de fusion, par conséquent, le glacier n’est plus collé au lit rocheux, il va glisser sous l'effet de son propre poids !! Les vitesses peuvent atteindre plusieurs mètres par jours dans les fortes pentes !! (par ex. 2,5 m par jour dans la chute de séracs du géant (glacier du géant Mer de glace). Plus la glace est froide, plus sa déformation est lente. C'est
aussi grâce aux
propriétés
visco-plastique de la glace que
le glacier se moule à la
vallée et plus ou moins
bien au lit rocheux.
De nombreux espaces vides ou remplis d'eau se présentent lorsque le glacier décolle du lit rocheux irrégulier. Comme
une
rivière, le glacier va
plus vite au centre et en
surface qu'au fond et sur les
rives où le freinage
est intense par frottement.
Luc Moreau,
glaciologue.Les glaciers tempérés glissent plus vite en été, lubrifiés et mis en pression par les eaux de fonte. |
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La
"moraine du Casino" de
Chamonix :
Époque : -11
000 ans. Crue glaciaire du
"Dryas récent" Par
Luc Moreau et Sylvain
Coutterand,
Chamonix-Glaciologie.Un rafraîchissement climatique probablement d'origine océanique fait gagner quelques kilomètres de longueur aux glaciers Alpins il y a il 11000 ans. Le front du glacier de la Mer de glace (ou glacier des Bois) avance jusqu'au casino de Chamonix. Ce relief morainique boisé existant au parc Couttet derrière le Casino actuel (2004) marque l'extension maximum frontale de cette crue glaciaire, la route des Nants en rive droite, et la moraine des Planards en rive gauche marquant les limites latérales du glacier. De cette seule relique morphologique frontale de l'extension "Dryas" de notre plus grand glacier français, on n'en distingue probablement que la crête sommitale, la base de la moraine étant probablement immergée par des dizaines de mètres de sédiments fluvio-glaciaires postérieurs, qui comblent le site actuel de Chamonix, et tout le fond de vallée. C'est une époque cruciale dans la construction de nombreux reliefs remarquables puisqu'au même moment, le glacier d'Argentier, rejoignant ce glacier des Bois, construit et dépose les reliefs giacio-lacustres et morainiques de la Joux, du Lavancher, alors que les sédiments et moraines du glacier du Tour construisent le Planet d'un côté et Tré-les-champ de l'autre. De même, le glacier des Bossons s'étale, obture la vallée, scindant en deux les eaux d'un énorme lac (comme celui de Sallanches) actuellement se situant sur le quartier des "Pèlerins" d'aujourd'hui en amont et des Houches à l'aval. Ces formes particulièrement bien préservées en vallée de Chamonix marquent une des plus incroyables avancées glaciaires depuis le dernier englacement maximum de toute la vallée (il y a 25000 ans), alors que cette haute vallée de l'Arve, inaccessible, n'est probablement pas encore connue des hommes!! Ce
relief
du Parc Couttet est
largement perceptible sur
les anciens cliches des
célèbres
photographes chamoniards
(Couttet et Tairraz).
Cependant, depuis lors, ce témoin morphologique, véritable "promontoire naturel" au cœur de la ville, et d'où la vue sur l'église est originale, devient de plus en plus englouti et invisible dans le tissu urbain, ne se remarquant que par son boisement, véritable "bouquet de verdure" central. Aujourd'hui
alors
que l'on sait que tout le
paysage de la vallée
a été
modèle par de
multiples glaciations
complète de la vallée,
il
nous paraît essentiel
de mettre en valeur et de
faire connaître et
profiter la population,
ainsi que les visiteurs, de
ce patrimoine
local,
central, voire simplement
faire comprendre e quel
point les glaciers sont les
"constructeurs" de tout le
décor de
cette vallée, des
sommets les plus hauts
jusqu'au cœur même de
Chamonix.
Nous sommes
entièrement
disponibles pour
étudier la mise
en valeur de ce
patrimoine unique de "la
mer de glace et Chamonix",
de manière a le
préserver
entièrement et en
faire profiter le plus
grand nombre.
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Glaciers : Bilans de
masse.
Les bilans de masse glaciaires, ou variations de volume annuelles des glaciers alpins, sont une image directe du climat en haute montagne : ils dépendent à la fois des précipitations et des flux d'énergie en surface (fortement corrélés aux températures estivales). Dans le cadre d'observations systématiques financées depuis 2000 par l'Observatoire des sciences de l'Univers de Grenoble (OSUG), le Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement de Grenoble du CNRS (LGGE) réalise des observations bisannuelles sur un ensemble de quatre glaciers des Alpes françaises. Une étude récente a permis de retracer l'histoire précise des fluctuations de volume glaciaires et donc des variations climatiques au-dessus de 2 500 m d'altitude dans les Alpes françaises au cours du 20e siècle. L'évolution du climat en haute montagne est souvent évaluée à partir des fluctuations des fronts des glaciers. Néanmoins, ces fluctuations ne peuvent pas être interprétées directement en termes climatiques : d'une part, elles sont dépendantes des processus d'écoulement propres à chaque glacier, d'autre part, les fronts réagissent aux conditions climatiques de plusieurs années ou décennies antérieures, avec des retards qui varient d'un glacier à l'autre. En revanche, les variations de volume annuelles des glaciers (que l'on nomme bilans de masse, analogues à des bilans comptables) reflètent directement le climat : les bilans hivernaux (accumulation) dépendent des précipitations hivernales et les bilans estivaux (fusion) dépendent des variations des flux d'énergie en surface (fortement corrélées aux fluctuations des températures estivales). Ces variations de volume sont mesurées, soit directement d'une année sur l'autre à l'aide de carottages et de balises implantées dans la glace, soit par comparaison de cartes topographiques détaillées. Actuellement, les observations de bilans de masse en France sont réalisées sur quatre glaciers (Mer de Glace, Argentière, Gébroulaz, Saint Sorlin) par le Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement de Grenoble du CNRS (LGGE) et sur un glacier (Sarennes) par le Centre d'étude du machinisme agricole, du Génie rural des eaux et des forêts (CEMAGREF) de Grenoble.
Les premières
observations directes des
bilans de masse glaciaires
datent du milieu du 20e
siècle (1946 pour le Storglaciären
en Suède) en
Scandinavie et dans les Alpes.
En
France, les scientifiques
disposent en outre de cartes
topographiques
relativement précises
(1/10 000 ou 1/20 000)
établies au début
du siècle, de sources
diverses (famille Vallot pour
le massif du Mont Blanc,
universitaires grenoblois pour
le massif des Grandes Rousses,
Service géographique de l'Armée).Grâce à ces cartes et aux mesures récentes, ils ont pu reconstituer les variations de volume glaciaires de quelques glaciers français depuis une centaine d'année. Il apparaît que la diminution des glaciers n'est pas du tout uniforme au cours du 20e siècle ; deux périodes de fortes décroissances caractérisent ce siècle : 1942-1953 et 1982-2000. La forte décrue de la décennie 1940 est la conséquence d'hivers peu enneigés et d'étés très chauds. La forte perte de masse des glaciers enregistrée depuis 1982 est également le résultat d'une augmentation très importante de la fusion estivale.
Ces deux périodes de
décrue ont
été
précédées
par des périodes au
cours desquelles les glaciers
alpins ont peu perdu de volume
ou même en ont
gagné : entre 1954 et
1981, les glaciers ont grossi
suite à une
série
d'étés frais
puis d'hivers bien arrosés
à partir de 1977.
Cette crue s'est
répercutée sur les
fronts des glaciers : le front
du glacier d'Argentière a
avancé (avec un
temps de retard) de près
de 400 m entre 1970 et 1990 et
celui des Bossons de 535 m entre
1953 et 1981, ( On peut remarquer que
cette période de crue
glaciaire a déjà
disparu de la mémoire de
nombreux usagers de la haute
montagne ).Depuis
1982,
on assiste à une forte
diminution des volumes
glaciaires, également
très sensible au niveau
des fronts des glaciers
(le
glacier des Bossons a
reculé de 548 m depuis
1982).
A
titre d'exemple, entre les
périodes 1954-1981 et
1982-1999, la fonte
estivale moyenne à 2 800
m d'altitude est passée
de 2,1 m à 3,1 m de
glace. En
conclusion, avant le 20e
siècle, les
observations de fronts sont
les seuls indicateurs de
l'état des glaciers ;
même si ces indicateurs
sont
bien imparfaits, ils montrent
que les glaciers ont fortement
régressé depuis
la fin du Petit Âge de
Glace (qui s'est
terminé vers le milieu
du 19e siècle) et que
cette tendance est
générale
à l'échelle de
la planète.
Depuis le début du 20e siècle, les variations de volume glaciaires nous donnent désormais une image beaucoup plus précise du climat dans les Alpes. Au cours des vingt dernières années, la forte diminution des glaciers résulte d'une forte augmentation de la fusion qui traduit un réchauffement estival évident. En outre, le déficit des années 1982-2000, bien que d'amplitude comparable à celui des années 1942-1953 n'est pas de même nature : à la fin des années 1940, les faibles précipitations et les étés radieux se combinent pour faire reculer les glaciers, tandis que, au cours des deux dernières décennies, des conditions estivales exceptionnelles pour le 20e siècle, expliquent, à elles seules, la décrue des glaciers. Référence
:
Dynamic behaviour analysis of
glacier de Saint Sorlin,
France from 40 years of
observations, 1957-1997. C.
Vincent, M. Vallon, L. Reynaud
and E. Lemeur.
Journal
of Glaciology. (2000) Vol. 46,
n° 154, pp. 499-506.
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Il existe aussi des glaciers rocheux. Le glacier rocheux du vallon de la Route, dans le massif du Combeynot (Hautes Alpes). Source, photo et texte mozaica.afmb.univ-mrs.fr Xavier Bodin DoctorantUMR 5194 PACTE, CNRS/Université Joseph Fourier, Grenoble Le fond du vallon est à 2500-2700 mètres d’altitude, alors que les crêtes oscillent entre 2800 et 3000 mètres. Cette forme très spectaculaire résulte en réalité de la succession de plusieurs phases de progression des glaciers rocheux durant les différentes périodes froides de l’Holocène. La partie aval (à droite de l’image) est relique, c’est-à-dire qu’elle ne contient plus de glace, comme l’atteste sa morphologie affaissée et la présence de taches de végétation. En revanche, plus en amont, les bourrelets bien marqués et gonflés indiquent que le glacier rocheux est probablement encore actif. |
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