Les dalles et falaises    Les blocs erratiques : Escalade     Séance photos "pro" escalade de blocs  (+ vidéos)     Adrien à Targasonne, La Réunion...

>>> Mike à "Bleau" ! <<<


... sur La page spéciale Fontainebleau de Mickaël (Mike) Taleb

Je suis un jeune grimpeur Chamoniard passionné de blocs. J'ai 17 ans lors de cette "balade",  lycéen  et  je prépare un Bac S en section "escalade études" au Lycée du Mont-Blanc. Je suis membre du club d'escalade de Chamonix.
Tous les ans nous faisons un séjour à la Mecque de l'escalade sur blocs à Fontainebleau, et cet été un petit "extra" en plus de quelques jours entre amis.

Ma Vidéo à Fontainebleau sur Viméo en Hd tout écran




Mike le grimpeur Chamoniard se prépare pour sa "balade" des blocs !


Dans le secteur des Platières d'Apremont

a2  a3  a4

Technique et appuis recommandés !
e  f  g
La plupart des sorties sont très exposées


Blocs de grès très agressif pour les doigts.

b1   b2   b4
Force et finesse indispensables !


Des" arrondis" et des "plats" typiques de Bleau

c1     c2     c3

Le Blocqueur à l'éternel "touilleur"

c4     c5     c6


Concentration et observation

1953    1841     h1
Calme et détermination
d1    d2   o



Beaucoup de prises inversées.

e1     e2     e3

Rochers type "peau d'éléphant"

e4     e5     e6


Secteur du massif des trois pignons

f1    c7    g1
Passages exposés, parfois assez haut !
g2   h   i


Beaucoup d'arrondis impossibles à "crocheter"

i2   i3   i4

Doigts et bras soumis à rude épreuve !
g   k  
n
Croiser... Décroiser ! Puis monter le long de la fissure..



Tout en prises inversées et déversant.
Sorties rondes.
i5   i6   i7
"Pof" indispensable et doigts rabotés
i9  i10  i11


Très technique et très physique !

j1          j3
se "lancer" !  Sortie sur un plat
j4   0   j5



k1   a   k2
L'arête.  "Bourriner" et rétablissement !
b  k3   k4



Voie "abo"  très exposée, en cas de chute, risque de se taper la tête sur les rochers très proches.

l1                                       l2


Départ couché et petit yaniro sympa...                                                                           
Déversant puis finir par un plat !
m1   m2   c


Des ronds, des trous, des plats !
  Et toujours des "rétas" pour finir !
n1   m3   m4


Description  du site de Fontainebleau.

La géologie

Il y a 35 millions d’années une mer chaude (mer Stampienne) s’est installée. Cette mer a ensuite laissé des sables dont l’épaisseur varie de 30 à 60 mètres. Ce sable (dit sable de Fontainebleau) renferme plus de 95 % de silice et sa pureté a permis son utilisation ancienne en verrerie et de nos jours dans l’optique de précision.
Ce sable est lui-même recouvert d’une dalle de grès de 4 à 5 mètres d’épaisseur, de sédiments calcaires et de limons éoliens.
L’érosion a ensuite façonné le massif et fracturé la dalle de grès. Par endroit, les monts érodés où la dalle de grès s’est disloquée nous donnent un paysage chaotique de blocs entremêlés.
Sur les platières dénudées, les eaux de pluie ne s’écoulant pas nous donnent de grandes mares pittoresques alors que les fonds sableux sont toujours secs.
L’action du temps a façonné tout ce paysage, donnant des blocs de grès dans des zones de reliefs parfois très planes et parfois très escarpées.


Le grès, définition

Roche détritique, poreuse, souvent litée, constituée de sable lié par un ciment siliceux ou calcaire.
Variétés : grès pur à ciment siliceux, grès ferrugineux à ciment siliceux, grès quartzeux, grès à ciment calcaire (ciment formé de calcite).


Platières, définition

Bancs de grès dégagés.

La formation de la dalle de grès

La formation de la table de grès provient du battement des nappes phréatiques dans la partie supérieure de la couche de sable, c’est-à-dire des cycles “inondations et assèchements” pendant le Stampien. Les grains de sable sous le climat tropical de l’époque ont baigné dans un ciment siliceux.
Cette formation de grès fut très irrégulière donnant à la table des épaisseurs très variables. Certaines zones sont plus ou moins dures du fait que les ciments sont plus ou moins siliceux ou calcaires.


Les blocs de grès

Il proviennent de la rupture des bords de platières. Les blocs en tombant peuvent se casser et glisser et s’amonceler en fonction du terrain. Les points de ruptures dans la dalle de grès étant situés aux endroits où la grésification fut la moins importante.
Certains blocs sont troués ou percés, cela provient souvent de la présence d’un ciment calcaire beaucoup plus soluble et qui a disparu avec le temps.
Source : grimporama.com



L'escalade à Bleau par "Grimporama"

Notre terrain de jeu privilégié nous offre une multitude de possibilités pour nous aérer les neurones après une semaine de travail éprouvante. Je ne vous parlerai pas équitation, n’ayant aucune notion en la matière, mais plutôt escalade de blocs. Le choix bleausard est très vaste. Facilité est de trouver un circuit tranquille les jours où la foule se presse sur les classiques du style Cuvier, Roche aux Sabots et autre Diplodocus.

Le bloc à Bleau, c’est une escalade très spécifique sur le grès, roche constituée de sable congloméré par l’eau et le temps qui passe qui nous donne une adhérence exceptionnelle.
Je parlais d’escalade spécifique, à Bleau les doigts sont souvent mis à rude épreuve sur les petits grattons qui parfois vous cisaillent la peau à force d’essais répétés. Mais une autre spécificité bleausarde, c’est aussi le réta délicat où il ne faut pas hésiter certaines fois à oser bien monter les pieds pour sortir le bloc. Fontainebleau c’est l’école du geste, la préhension, le toucher, le contact avec le rocher pour trouver la sensation sur des passages où les prises peuvent être arrondies. C’est aussi les dalles… la précision dans le placement, l’adhérence et toute la finesse de l’escalade bleausarde. Bref, il y en a pour tout le monde et pour tous les niveaux. Ah j’oubliais, les traversées, pour travailler des mouvements extrêmes ou pour simplement terminer une séance sans prendre le moindre risque au ras du sol.

Parlons maintenant du matos… des plus simples. Des chaussons bien sûr, un tapis (vous pouvez emprunter le paillasson de votre voisin de palier, il fera très bien l’affaire) et un pof (chiffon contenant la précieuse résine) vous permettant de nettoyer le rocher, vos chaussons et d’assécher vos mains avant de vous attaquer aux blocs tant convoités. Détail important oubliez la magnésie qui vitrifie les prises et dégrade notre précieux grès bleausard.

Dans l’attirail du parfait bleausard, je rajouterai la brosse à dent pour nettoyer les petits grattons où le sable aurait pu se loger.

Ou grimper: En général le choix est fonction de la météo. L’hiver et au début du printemps la forêt étant quelque peu humide, dirigez-vous vers des massifs comme le Cul de Chien, le Rocher Fin, le 95.2… ils sont généralement bien découverts et sèchent plus rapidement. Sachez tout de même que vous réaliserez vos meilleures performances plutôt en janvier/février si le froid est bien sec plutôt qu’en plein mois d’août. En effet les mois d’hiver nous offrent parfois des belles journées et si la température est minimale l’adhérence elle y est maximale.

Parlons grimpe : l’échauffement est primordial, si vous souhaitez ménager vos articulations et autres tendons. Commencez par des blocs faciles, chauffez les épaules, le buste, faire également quelques flexions sur deux puis une jambe et l’hiver n’hésitez pas à faire un petit footing pour permettre à votre organisme de monter doucement en température. Grimpez si vous le pouvez au moins à deux de manière à bénéficier d’une parade.

Certains blocs peuvent être assez hauts avec une réception parfois dangereuse. Si vous devez sauter, regardez toujours où se situent les obstacles éventuels comme les racines et autres rochers qui peuvent se trouver dans la zone de réception. De nos jours l’utilisation de Crash Pad peut être rassurante, et surtout vous ménager le dos suite à des chutes répétées. Et puis comme je vous le disais, les tendons sont très sollicités en escalade et surtout à Bleau, alors pensez à boire beaucoup d’eau.

Souvenez-vous, l’escalade n’est pas toujours une question de force, c’est souvent une question de technique et de gestuelle. C’est également un sport de concentration, de lecture du rocher et d’anticipation.

Il y a mille façons de se faire plaisir à Fontainebleau. Si la pluie ou une météo capricieuse vous obligent à garder les chaussons au fond du sac, pensez qu’il y a les belles couleurs de la forêt surtout en automne et toujours de belles randonnées à faire, pas obligatoirement le tour des 25 bosses en courant.


haut