Catastrophe glaciaire au Tronador, le 28 mai 2009.

Infos et photos transmises par Cedric Larcher le 3 Aout 2009, et que je remercie.
C'est le Boss de "Kairn"... http://www.kairn.com/equipeKairn.html le site N° 1 de la grimpe dans le monde.

Le lac glaciaire du Ventisquero Negro au Mont Tronador a lâché.
Il a fait une crue énorme en juin dernier, emportant la forêt, les ponts etc…
Le glacier bloquait le lac glaciaire en le contournant et en s’appuyant sur la moraine du PAG (cela se voit bien sur l’image satellite).

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Le lac est encore clairement visible sur Google Earth en cherchant a l’est du Mont Tronador en Argentine.
 
41° 11' 53.84" S 71° 50' 37.39" W

Avec des étés très chauds ces dernières années, et un gros épisode de pluie en mai dernier, la moraine s’est imbibée et le glacier a perdu en résistance pendant que le lac gagnait plusieurs mètres de hauteur.

La moraine a cédé laissant passer les eaux du lac plus de nombreux blocs de glace dont certains de plusieurs m3 ont été retrouvés 8Km en aval a Pampa Linda.
Certains petits ont même été aperçus dans le lac Mascardi a 24Km de là.

Je retournerai sur place sans doute dans quelques jours et je devrais avoir les photos satellite et d’hélico bientôt.
   Cedric.


Le Tronador est un important volcan situé à la frontière entre l'Argentine et le Chili. Le volcan est actuellement au repos.

Son nom de Tronador (en espagnol « tonnant ») lui a été donné suite aux bruits de chute de séracs se produisant régulièrement et donnant à peu près l'impression de tonnerre.
La première ascension fut réalisée en solitaire le 29 janvier 1934 par Hermann Claussen.

En Argentine il se trouve en province de Río Negro, département de Bariloche, aux environs de la ville de San Carlos de Bariloche. Du côté chilien, il fait partie de Xe région de los Lagos.
Le massif se dresse à la frontière, séparant ainsi deux parcs nationaux : les parcs Nahuel Huapi en Argentine, et Vicente Pérez Rosales au Chili.

Le Tronador a une altitude de 3 491 mètres. Il possède trois sommets. Le sommet chilien a une altitude de 3 320 mètres, le sommet argentin, 3 200 mètres et le sommet frontalier, argentino-chilien, 3 491 mètres. Il se dresse dans une région aux précipitations extrêmement abondantes, et est de ce fait couvert de neige et de glaciers. On compte sept glaciers (Frias, Alerce, Castaño Overo, Manso, Peulla, Casa Pangue et Río Blanco).

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La catastrophe a eu lieu pendant la nuit du 21 mai et a provoqué de grands dommages matériels et naturels dans la zone de Pampas Joli, au pied de la montagne Tronador. La région est encore isolée et ses habitants ont été évacués en hélicoptère.
Le chemin d'accès est coupé en trois lieux. Les plus grands dommages se sont produits au pont sur la rivière Apprivoisée, qui a été détruit par l'eau.

Nicolás de la Croix est guide montagne et géologue, et connaît très bien la région.  Il expliqué que ce phénomène est peu habituel mais a des antécédents dans plusieurs régions du monde. Il a rappelé qu'en 1960 un glacier de la colline Plomb, en Mendoza, a bloqué la voie de la rivière Mendoza et a formé un lac.

De la Croix il a expliqué que le lac du Glacier Noir s'est formé durant les dernières années, produit du réchauffement actuel. Le lac a commencé à monter, ce qui s'est accentué pendant les deux derniers étés, avec des températures importantes. « Le glacier perdait beaucoup de masse par des effets de l'eau », il a dit. Il a rappelé qu'il y a de nombreuses années on faisait là des cours d'escalade en glace, qui ont été ensuite suspendus par la quantité d'eau.

Il a estimé ici que la rupture qui s'est formée a déversé des millions de litres d'eau accumulés par le glacier.  L'alluvion a détruit des centaines d'arbres, a cassé aussi tous les ponts et plusieurs secteurs du chemin véhiculer.

Il a aussi affirmé que « la capacité érosive de l'eau augmente géométriquement en ce qui concerne son débit », ce pourquoi les glaçons de glace sont arrivés jusqu'à Pampas Joli, à 8 kilomètres distance, et petits morceaux jusqu'à le même lac Mascardi, éloigné quelque 24 kilomètres.


Photos de Cedric Larcher :
Photo du Tronador et du lac glaciaire en 2007, 2 ans avant la catastrophe.
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Photos après la catastrophe.
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Photos prises d'hélico.
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On voit bien que l'avalanche de glace a plongé dans le lac qui occupait une partie de la cuvette de la moraine du Petit âge glaciaire, puis cet alluvion fait de glace, de roches, graviers et eau, s'est ruée dans la vallée emportant tout sur son passage, arbres, terre et rochers.
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Ruptures de Poches d'eau.

Le Glacier de Trient (à plusieurs reprises)

Le glacier du Trient (Massif du Mont Blanc, Suisse) comporte une poche sous-glaciaire, appelée "Tine", qui se vidange
régulièrement tous les 3 à 5 ans, provoquant une augmentation du débit du torrent émissaire.
Plusieurs dates ont marqué l'histoire de ce glacier.
- le 17 juillet 1911, suite à une vidange de la "Tine", le débit du torrent émissaire du glacier du Trient a été multiplié par deux.
- la période du 20 au 25 juillet 1930, durant laquelle la vidange a entraîné une petite augmentation de débit du torrent émissaire
- du 6 au 8 juillet 1942, trois débâcles ont été enregistrées, celle du 7 juillet a été particulièrement dangereuse, provoquant une énorme augmentation de débit (de 3,5 m3/s normalement en été, à 26 m3/s au maximum de la vidange) !
Le volume d'eau évacué par la "Tine" a été estimé à 840000 m3.
- le 6 août 1960, la débâcle a été dévastatrice, le flot ayant emporté des ponts, coupé les routes, rompu les digues.
Le débit maximum enregistré au moment de la crue était de 25 m3/s, au lieu des 3,5 m3/s habituels à cette époque.

Le volume maximum de la poche d'eau a été estimé,
d'après la débâcle qui a eu lieu en août 1960, à un peu plus d'un million de mètres cubes.

Le glacier de Tête-Rousse (1892)

La catastrophe du glacier de Tête-Rousse (Massif du Mont Blanc, France) s'est produite dans la nuit du 11 au 12 juillet 1892.
La rupture d'une poche d'eau sous-glaciaire, située à 3150 m d'altitude environ, a entraîné la libération d'une importante masse d'eau, estimée à 200000 m3.
A ces 200000 m3 d'eau se sont ajouté les 90000 m3 de glace qui constituaient le bouchon qui a été expulsé.
Toute cette masse en mouvement a ensuite emprunté l'étroit couloir du Bossonney, en l'érodant intensément (800000 m3 ont été mobilisés dans cette vallée).
Le mélange d'eau, de glace et des matériaux érodés a donné naissance à une lave torrentielle énorme.
Après de nombreux phénomènes d'embâcles et débâcles, cette masse de boue a rapidement (sa vitesse a été estimée à 14 m/s) atteint l'établissement thermal de Saint-Gervais et ses environs, où elle a tout dévasté, faisant 175 victimes.
En poursuivant son chemin, elle s'est étalée dans la plaine en aval jusqu'à l'altitude de 600m, en laissant sur place quelques 600000 m3 de matériaux.
D'après les témoins, la rupture de la poche d'eau a provoqué une détonation, ainsi qu'un violent effet de souffle.

La poche qui s'est rompue était constituée de 2 cavités communicantes, et Vallot (1892) a estimé à 3 ou 4 mois, le temps nécessaire pour accumuler cette quantité d'eau.
Il semble, d'après les croquis exécutés par Vallot, que l'origine de la poche soit consécutive à un effet de barrage de l'écoulement sous-glaciaire par la glace, au niveau d'un seuil rocheux dans le profil longitudinal.
Suite à l'érosion mécanique de la glace par les eaux, cette disposition en seuil a favorisé la constitution d'une énorme cavité sous-glaciaire, qui a progressivement débordé du seuil rocheux vers l'aval.
Lorsque la pression exercée par l'eau sur la glace a été suffisante, la partie de glace jouant le rôle de bouchon a été arrachée et pulvérisée ; le départ de l'eau accumulée dans la cavité sous-glaciaire a alors provoqué l'effondrement de la voûte amont qui la surmontait.

Pour éviter une deuxième catastrophe de ce type, il fut décidé de construire un tunnel de drainage qui permettrait à l'eau de s'évacuer. Un premier tunnel fut foré entre 1899 et 1900.
Ce tunnel avait pour objectif d'évacuer l'eau accumulée au niveau de la cavité supérieure du glacier, derrière le seuil rocheux.

Mais après son creusement, ce tunnel était à une altitude trop élevée pour pouvoir vider toutes les eaux de la poche. Il fut donc décidé de construire une nouvelle galerie Le tunnel devait relier la base du glacier de Tête Rousse au versant ouest qui descend vers le glacier de Bionnassay, car le versant nord est obstrué par un glacier (glacier de la G En 1904, le tunnel fut achevé et permit l'évacuation des 22000 m3 d'eau qui s'étaient accumulés depuis 1892 dans la nouvelle crevasse.
Depuis, la sortie du tunnel est régulièrement nettoyée tous les deux ans par l'O.N.F. (Office National des Forêts). Il n'y
a plus jamais eu d'accident. l'orifice se situerait à 3115 mètres d'altitude.

Voir également ici, le glacier de Bionnassay.

Le 28 juillet 2010.
Risque d'inondation de 800 habitations :

Travaux d'urgence sur le glacier de Tête Rousse.

Une poche d'eau d'environ 60 000 mètres cubes s'est accumulée dans une cavité sous-glaciaire de Tête Rousse (territoire communal de Saint-Gervais).
Le risque d'inondation étant réel si elle venait à céder, des travaux d'urgence ont été lancés, ainsi qu'une procédure de sauvegarde.
Une opération de pompage va être menée d'août jusqu'en octobre pour vidanger le glacier et éradiquer le risque. Durant cet intervalle, le glacier est sous surveillance et, à compter d'aujourd'hui, des mesures préventives d'alerte et d'évacuation de la population menacée sont mises en œuvre pour la durée des travaux.
Les habitants d'environ 800 habitations concernées seront informées par une réunion publique tenue ce soir.

AFP :

"L'Etat vient de débuter des travaux de sécurisation d'un glacier du massif du Mont-Blanc, où a été détectée une importante poche d'eau menaçant d'inonder la vallée de Saint-Gervais, ont indiqué aujourd'hui les autorités locales.

Ces travaux ont été décidés sur la base d'une étude du glacier de Tête-Rousse par des glaciologues du CNRS révélant l'existence d'"une poche d'eau située à 75 mètres de profondeur qui ne possède pas de purge naturelle comme la plupart des glaciers", a expliqué à la presse le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex.

Les glaciologues, qui ont réalisé depuis 2009 une vingtaine de forages à plus de 3.200 mètres d'altitude, ont conclu à l'existence d'une masse d'eau de 65.000 m3 située sous le glacier de Tête Rousse. "Les poches d'eau situées sous les glaciers sont un phénomène assez rare", a par ailleurs souligné Christian Vincent, chercheur au CNRS.

Depuis une dizaine de jours, l'Etat a débuté des travaux de sécurisation consistant à mettre en place des câbles reliés à un système d'alerte pour prévenir la population en cas d'explosion de la poche d'eau, puis à pomper 25.000 m3 d'eau situés dans une caverne à partir du 20 août, les 40.000 m3 restant n'ayant pu être précisément localisés. Particulièrement périlleux en raison de l'altitude, ces travaux devraient coûter plus de 2 millions d'euros, subventionnés à 80% par l'Europe et l'Etat".

Une fois les travaux de sécurisation achevés, des pompes vont être immergées afin de vidanger les 25.000 m3 d'eau situés dans l'unique cavité localisée avec précision. Les 40.000 m3 restant n'ont pu être précisément repérés.

"Les poches d'eau situées à l'intérieur d'un glacier sont assez rares, et l'origine (de la poche du glacier du Mont-Blanc) reste encore inexpliquée", a affirmé de son côté Christian Vincent, chercheur au CNRS. Il a expliqué qu'une "anomalie" avait été détectée en 2007 avant d'être identifiée à l'aide de mesures par résonnance magnétique. "Le réchauffement climatique qui a diminué l'épaisseur du manteau neigeux situé sur le glacier" pourrait expliquer le phénomène, selon le glaciologue. "Moins protégé du froid l'hiver, le fond de la cavité se refroidit et ne permet pas à l'eau accumulée de s'évacuer naturellement", avance-t-il. En cas de rupture, la poche d'eau pourrait s'écouler en 15 à 30 minutes dans la vallée et "près de 900 familles pourraient être concernées", s'inquiète Jean-Marc Peillex, jugeant nécessaire "d'informer la population de ce risque". En 1892, l'explosion d'une poche d'eau similaire à l'intérieur du glacier avait provoqué ce que les géologues nomment une "lave torrentielle", mélange d'eau, de graviers, de rocs, de terre et d'arbres, qui s'était répandue dans la vallée et avait tué 175 personnes. "Il ne faut pas se voiler la face, l'urbanisation et la fréquentation touristique du glacier rendent le risque bien plus important qu'en 1892", dit le maire de Saint-Gervais". 


Des techniciens s'apprêtent à installer, le 28 juillet 2010, un système d'alerte sur le glacier de Tête Rousse (3.150m) dans le massif du Mont Blanc.

Photo prise le 28 juillet 2010 du glacier de Tête Rousse (3.150m) dans le massif du Mont Blanc.
Suite sur le forum...

 Webcam du glacier de Bionnassay où s'écoule naturellement l'eau du glacier de Tête rousse.


Voir la vidéo d'A2.

Graphique : A. Buisson, 1998, d'après Vallot, 1892.

poche

poche

Trou supérieur dans le glacier de Tête rousse correspondant à l'effondrement du toit de la cavité dans laquelle s'est accumulée la poche d'eau.
A noter la stratification de la neige hivernale et de la glace sous jacente.

Cavité inférieure d'où le flot devient aérien et va dévaler la pente, en rabotant matériaux, puis arbres et constructions.



Les Thermes au Fayet.

          

Dans la plaine du Fayet


Information qui m'a été transmise directement et que je tiens à faire connaitre.

je voulais juste ajouter une information concernant le tunnel creusé sous le glacier de Tête Rousse.
Vous dites que le tunnel est entretenu par l'ONF (ou plus exactement le service de la Restauration des Terrains en Montagne d'Annecy). C'était vrai encore il y a 3 ans.
Seulement, le chef de ce service a changé fin 2005. Et aujourd'hui il a décidé de ne plus entretenir ce tunnel. Il souhaite également faire détruire la cabane à coté du refuge (qui je le rappelle a servi pour l'étude du glacier après la catastrophe).

Moi je suis contre cette destruction et je ne souhaite pas non plus que le tunnel soit abandonné.
Je connais bien ce tunnel puisque je l'ai visité à plusieurs reprises.
La cabane et le tunnel font partie de notre patrimoine, il serait dommage de les détruire.




Le lac de Tacul (1819)

Le lac de Tacul se trouvait à la confluence des glaciers de Leschaux et du Tacul (Massif du Mont Blanc, France).
Il était retenu par un barrage de glace.
Bien que s'étant vidé à plusieurs reprises, une seule de ses vidanges a été notée avec précision ; c'est celle du le 13 août 1819 , qui a provoqué un afflux d'eau important au niveau de la partie inférieure de la Mer de Glace, et entraîné l'inondation de la vallée de Chamonix, à priori sans perte humaine à déplorer.
Aujourd'hui en 1998, ce lac n'existe plus, car les conditions topographiques ont bien changé; le niveau du glacier se situe environ 40 m plus bas qu'à cette période.
Cette disparition pourrait être due à la facilité d'écoulement vers l'aval, par suite d'une moindre épaisseur de glace.

Voir également l'inondation de Chamonix.


L'effondrement du pilier occidental des Drus (18.09.1997).

Par le Professeur H. Rougier, Centre d'Etudes Alpines, Université Lyon 3.

UN CAS EXEMPLAIRE DE LA VIGUEUR DES PROCESSUS MORPHODYNAMIQUES DANS LA HAUTE MONTAGNE ALPINE.

Dans la nuit du 18 au 19 septembre 1997, à 1:33 puis le 28 septembre à 18:30, deux effondrements de grande ampleur, dont le second n’est que la réplique du premier, se sont produits sur le pilier occidental du Petit Dru, dans le massif du Mont-Blanc, immédiatement à l’Est de Chamonix. En dessous de 3000 mètres d’altitude, une gigantesque balafre verticale interrompt désormais l’unité que représentait se monolithe de granite, forte image emblématique dans l’horizon haut montagnard de la vallée de l’Arve. Les grimpeurs ont immédiatement remarqué que l’un des itinéraires d’accès au sommet se trouvait irrémédiablement annihilé. Dès le 20 septembre, toujours à la recherche de titres percutants, le "Dauphiné-Libéré" titrait en gros caractères sur la "Une"  : "La voie Bonatti amputée"…

Bien au- delà du sensationnel, de l’imprévu et de l’émotionnel, le géographe physicien se doit d’expliquer ce phénomène, dont l’ampleur a pu surprendre, mais dont l’occurrence est beaucoup plus fréquente qu’on l’imagine.

Trois séries d’éléments aident à comprendre ce qu’il s’est passé, permettent de reconstituer la chronique de l’ébranlement du grand menhir chamoniard.

Il est indispensable dans un premier temps d’établir une sorte d’ "état des lieux", donc de définir le contexte géologique et structural concernant ce pilier occidental des Drus. Une fois campé le décor, il conviendra de restituer le phénomène dans le cadre météorologique des semaines, des jours et des heures qui l’ont précédé. Enfin, il sera possible à partir des processus morphodynamiques qui règnent à cette altitude et en ces lieux particuliers, de déterminer ce qu’il s’est réellement produit en cette nuit de fin d’été et, dix jours après, en fin d’après-midi. La suite ici.



Nos aïeux ont vu ...


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1860 : La grande crue de l'Arveyron de la Mer de glace.

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Suisse, catastrophe du Mattmark en 1965.

En Suisse une catastrophe importante fut lors de la construction du barrage du Mattmark
en 1965.
Une chute de séracs qui remonta de l’autre côté de la vallée et fit environs 80 victimes dans les baraquements des ouvriers,  . C’est le glacier de l’Allalin qui déversa un très gros volume de séracs qui déboula dans la vallée et remonta sur le versant opposé pour détruire les baraquements qui se trouvait à plus de cent mètre de dénivelé de l’autre côté.

Le glacier est issu des névés accrochés au versant sud du Strahlhorn (4190 m). Il entame une descente sur l'axe nord-est avant de bifurquer vers l'est, son avancée vers le nord étant bloquée par l'Allalinhorn (4027 m). À l'ouest, le glacier de l'Allalin est relié au glacier de Mellich via le col de l'Allalin (Allalinpass) (3564 m).
La langue glaciaire aboutit à l'ouest du barrage du Mattmark à une altitude d'environ 2750 mètres
(état en 2007). Depuis 1988, le glacier a reculé d'environ un kilomètre. De la langue émerge le torrent de la Saaser Vispa qui descend ensuite dans le Saastal avant de rejoindre le Rhône en plaine.

Dans sa partie médiane, le glacier évolue parallèlement au glacier de l'Hohlaub d'environ 3,5 kilomètres de long et 1 kilomètre de large. Ils étaient auparavant liés. Le glacier de l'Hohlaub part depuis le flanc nord de l'Allalinhorn (4027 m) et longe l´Hohlaubgrat qui le sépare du glacier de l'Allalin.

 
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Historique.

Pendant le petit âge glaciaire, le glacier de l'Allalin descendait jusqu'au fond de la vallée et bloquait le passage des eaux, formant ainsi un lac glaciaire similaire à celui du glacier du Giétro. Ce phénomène était à l'origine de débâcles glaciaires qui inondaient la vallée et provoquait de nombreux dégâts et victimes. Entre 1589 et 1850, les documents rapportent 26 vidanges importantes et brutales. Au XVIIe siècle, le danger atteint son paroxysme, forçant même la population la plus exposée à quitter la vallée.

* 8 septembre 1589 : inondations et destruction de la route de la vallée
* 1626 : inondations importantes menant à l'évacuation d'une partie de la population
* 1629, 1630 : inondations et dégâts dans la vallée
* 4 août 1633 : inondations importantes, 18 maisons et 6000 arbres détruits ou endommagés, la moitié de la population de la vallée doit quitter les lieux
* 1680 : des crues au cours de l'été détruisent des ponts et provoquent des dégâts dans la vallée
* 1719, 1724, 1733, 1740 : inondations
* 1752, 1755, 1764, 1766 : inondations, en 1755 elles se produisent en hiver alors que le phénomène a habituellement lieu en été
* 17 septembre 1772 : une crue soudaine endommage 18 habitations
* 1790, 1793, 1798, 1808, 1827 : inondations
* 1828, 1834, 1837, 1839, 1850 : inondations
* 1920-1922 : quelques inondations mineures
* 30 août 1965 : catastrophe de Mattmark (voir ci-dessous)
* 15 mars 1976 : l'écoulement des eaux est perturbé par de la glace
* 31 octobre et 1er novembre 1999 : environ 160000 m3 de glace se détachent mais ne provoquent pas de dégâts
* 30 juillet 2000 : 1 million de m3 se détachent à 8h52, pas de dégâts


Catastrophe du Mattmark

En 1926, ce danger fut en partie écarté grâce à la réalisation d'une galerie d'évacuation des eaux du côté est de la vallée. Mais le glacier fut à l'origine d'une autre menace puisque la stabilité dans sa partie terminale diminua. La masse de glace n'était en effet plus supportée par la barrière glaciaire présente au fond de la vallée et le glacier s'arrêtait désormais dans une pente abrupte. Le 30 août 1965, lors de la construction du barrage du Mattmark, une imposante masse de glace se détache de la langue glaciaire et s'abat à 100 km/h sur le chantier après 400 mètres de course, tuant 88 ouvriers.

Le recul prévu du glacier devrait à l'avenir écarter définitivement le danger puisqu'il se trouvera sur une surface plus plane où la glace ne pourra plus tomber aussi facilement.

Source Wikipédia.



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