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Le
Mont-Blanc
se partage entre :
2 pays pour le Mont
Blanc, la France et l'
Italie.3 pays pour le Massif du Mont Blanc, la France, la Suisse et l'Italie. L'Ascension
:
Il y a 4 voies
normales au Mont-Blanc :
La voie traditionnelle, celles des
premiers conquérants, par les Grands
Mulets. La voie par l'Aiguille du goûter. La traversée au départ de l'Aiguille du Midi. La vie normale Italienne de l'Arête du Brouillard. |
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Ascension du Mont
Blanc, conditions (OHM La Chamoniarde)
Saison 2011
jeudi 13 octobre 2011 Le
beau temps est revenu depuis
quelques jours en montagne et
l'activité semble repartir
doucement. Les pentes au-dessus de
3500m ont été
chargées de neige et
très ventées,
attention donc aux avalanches. Le
vent semble continuer avec en
moyenne 50km/h à 4000m. Il
n'est cependant pas tombé
assez de neige pour améliorer
les courses qui n'étaient pas
en condition avant la chute. Les
conditions sont très
variables d'un secteur à
l'autre et certains accès et
glaciers restent toujours
problématiques. Il y a eu un gros
changement de temps le week-end
dernier. Il a beaucoup plu et la
neige est descendue jusque vers
1900 m. Il est tombé
environ 15 cm vers 2500 m et
30/40 cm de neige très
ventée au-dessus de 3500
m. Le vent a cessé de
souffler ce matin et la chaleur
s'installe doucement.
Mardi 30 aout Le
refuge du Goûter est
fermé ainsi que le bivouac de
Tête Rousse, en raison des
éboulements actuels sur cet
itinéraire du Mont Blanc.
Donc l’ascension du Mont Blanc ne peut désormais se pratiquer plus que par l'itinéraire des Cosmiques. Samedi 27 aout La perturbation orageuse
d'hier a apporté un net
rafraîchissement : l'iso
0°, installé depuis
plusieurs jours aux alentours
des 4000 m, est brusquement
redescendu vers les 2300 m!
Il a neigé en haute montagne : on relevait ce matin 5 cm au refuge du Goûter - quelques centimètres au refuge des Cosmiques. Le vent a été tempétueux et on peut envisager dans certaines pentes et secteurs quelques petites accumulations. Mercredi 24 aout Saint-Gervais
: la mairie demande de
différer les ascensions au
mont Blanc.
Mercredi 24 août, vers 16 h
40, un important éboulement
s'est produit dans le couloir du
Goûter blessant un alpiniste.
Lundi 22 aout Retour
de conditions très
sèches en haute montagne :
Les chutes de neige et le froid de la mi-juillet qui avaient considérablement amélioré les conditions en haute montagne ont été complètement effacées par la canicule de ce mois d’Août. Les fortes chaleurs sont dignes de l’été 2003 avec les conséquences identiques que l’on connaît : glaciers très délicats et permafrost altéré. On note par exemple de grosses chutes de pierres aux Drus. Samedi 20 aout Attention : il fait
très chaud en montagne.
Les températures ne
cessent d'augmenter et les
conditions de regel sont
devenues très moyennes
(0° aux alentours des 4300
m). Dans cette ambiance, les
conditions des courses de neige
évoluent rapidement
depuis 2 jours : les ponts de
neige se fragilisent, la neige
devient rapidement molle, la
glace apparaît sur
certaines portions, on observe
des chutes de pierres dans les
courses mixtes.
Lundi 1er aout Mont Blanc par les 3 Monts
.
Pente nord du Tacul bien bouchée, trace directe , pas de glace. Pente N du Maudit, bien chargée, suspicion de quelques plaques à vent, à mi pente en direction du col du Mont Maudit. Rimaye passe aisément, pas de glace, la corde fixe s'atteint 20m au dessus. Descente derrière le Col du Mont Maudit, la rimaye commence à s'ouvrir, mais se passe encore très bien . Mur de la Côte en bonne condition, neige tassée sans glace. |



| Par la voie normale de l'Aiguille du Goûter, il est possible de monter jusqu'au Nid d'Aigle, à 2380 m, par le train à crémaillère, le TMB (Train du Mont-Blanc). |


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"photo Caplain".
1/ Refuge te tête Rousse. 2/ Refuge du Goûter, d'où l'on repart au milieu de la nuit. 3/ Le
sommet du Mont-Blanc que l'on voit à
peine émerger, caché par le
Dôme du Goûter.
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Points jaunes : Le
refuge des Grands Mulets. Le refuge Vallot.
Flèche jaune : le sommet du Mont-Blanc. |
| Au départ de l'Aiguille du Midi, et
retour par n'importe laquelle des voies, selon les
conditions. Cet itinéraire est
le plus beau, mais aussi le plus engagé, car
toute la journée, au départ des
refuges (Grands Mulets, ou Goûter), ou de l'Aiguille du Midi,
se déroule à plus de 4000m,
d'où l'absolue nécessité
d'arriver en forme au sommet, sinon avec le mal des
montagnes, où
l'épuisement, ça peut vite devenir la
"cata".
La "cata" aussi en
cas d'arrivée du mauvais temps, où le
piège peut se refermer. |

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Le Mont-Blanc est
convoité chaque jour de beau temps, par
plusieurs centaines d'alpinistes, plus ou moins bien
préparés à ce type d'ascension.
Les échecs peuvent être
incriminés aux conditions
météorologiques défavorables,
au manque de condition physique ou à
l'équipement insuffisant. Le plus souvent,
c'est l'altitude qui est la cause de tous les maux
dont souffre l'alpiniste, soit par la
réduction du potentiel physique , soit par
l'apparition de troubles réunis dans le cadre
du Mal Aigu des Montagnes. Un encadrement
professionnel avec un guide de montagne offre les
plus grandes chances de réussite, en
sécurité.
Consultez l'Office
de Haute montagne de Chamonix qui renseignera sur les
conditions du jour et vous donnera des conseils
avertis. Une plaquette éditée par l'OHM
informe les alpinistes des risques réels qui
peuvent être rencontrés au cours de
l'ascension du Mont Blanc. |

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Quelles sont les
contre-indications à l'ascension du Mont Blanc
?
Elles sont très limitées, si on excepte les tranches d'âge extrêmes, les affections aiguës incompatibles avec un effort prolongé, ou les maladies nécessitant une surveillance médicale attentive. Il ne faut pas suivre aveuglément l'exemple de ces jeunes asthmatiques ou de cancéreux très affaiblis qui ont tenté (sans toujours réussir) l'ascension du Mont- Blanc. Quel type de
préparation faut-il conseiller ?
Cette ascension, réputée facile, ne réclame pas des qualités techniques particulières, encore faut-il savoir cramponner correctement sur la neige durcie, ce qui évitera les plaies profondes par coups de crampons. L'endurance est le meilleur gage de réussite. Il est primordial d'orienter la préparation vers des exercices prolongés, d'intensité modérée, si possible par des marches sur des terrains accidentés. Ce sera également l'occasion de se familiariser avec l'équipement personnel (chaussures rigides) et le matériel (sac à dos). Quels
sont
les risques encourus au cours l'ascension du
Mont-Blanc ?
Les chutes de pierres sont relativement rares, sauf dans le sinistre couloir du Goûter, qu'il faut éviter de traverser après le dégel. Lorsque le vent est violent sur l'arête sommitale, les gelures du visage sont fréquentes. Elles ne présentent pas de caractère de gravité contrairement aux gelures des extrémités. Les gelures superficielles de la cornée se traduisent pas un flou visuel. Elles peuvent être prévenues par le port d'un masque. L'hypothermie est le propre des alpinistes égarés ou des sujets épuisés ou malades. |
| Le Mal aigu des Montagnes (M
A M) est la manifestation
d'un œdème cérébral
débutant, associé à une
rétention hydrique. Il survient au
delà d'un délai de 6 heures,
à une altitude de plus de 3000 m. Il se caractérise par : - des céphalées dans 96 % des cas - une insomnie dans 70 % des cas - une perte d'appétit dans 38 % des cas - des nausées dans 35 % des cas Cette "mal adaptation" peut également se traduire par des œdèmes localisés aux yeux, à la face, aux mains et aux chevilles. Dans les Alpes, les complications graves, (œdèmes pulmonaire et cérébral de haute altitude) ne sont observées qu'exceptionnellement sur des sujets immobilisés au delà de 4000 m. La conséquence de ce M.A.M, qui survient le plus souvent au petit matin au refuge du Goûter (3900 m), rend impossible la poursuite de l'ascension ou bloque le sujet volontaire à la hauteur du refuge Vallot ( 4365 m). Généralement, ces signes sont peu graves et disparaissent dès le retour à une altitude plus basse. Peut-on s'acclimater au
préalable à la haute altitude ?
Seuls des séjours prolongés en moyenne ou haute altitude peuvent entraîner un état d'acclimatation qui évite la survenue du Mal Aigu des Montagnes. Le retour en basse altitude s'accompagne inévitablement de la perte de cette adaptation transitoire en moins d'une semaine. Il est donc préférable de préparer l'ascension du Mont-Blanc par des courses en altitude, avec nuit en refuge dans la semaine qui précède la tentative. Que conseiller pour
constituer une pharmacie individuelle ?
Les médicaments ne doivent être prescrits qu'accompagnés de conseils : - Diamox ® pour des sujets en très bonne condition physique sans acclimatation à la haute altitude sous prescription par un médecin(1/2 comp. matin et soir en commençant 48 h avant l'ascension jusqu'au retour en plaine) - Aspirine (à croquer de préférence) - Somnifère léger à induction courte (Stilnox® ou Halvane ®) Outre le matériel classique pour des soins externes (pansements), une bande élastique adhésive (Urgo-strapping®) est nécessaire pour protéger la peau des talons contre l'apparition de phlyctènes. L'ampoule sera recouverte de colloïde souple (Urgo-activ ®). Il faut également conseiller de se munir de collyre en mono-doses et de crèmes solaires écran total d'un indice de protection supérieur à 25 (crème pour le visage et stick pour les lèvres). Précautions :
L'ascension du sommet du Mont Blanc reste une course facile à la portée de beaucoup de sportifs. Des précautions doivent prises avant le départ : - s'informer des prévisions météorologiques - choisir un équipement personnel efficace contre le froid et le vent, - porter en permanence des lunettes à verres filtrants (cat 3 ou 4) et caches latéraux. - ne pas négliger l'apport énergétique et hydrique pendant la progression. L'encadrement par des guides de haute montagne ou des montagnards avertis augmente considérablement les chances de succès et limite les risques d'accident. Source :
Fédération Française de la
Montagne.
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3 Possibilités :
Par
l'Aiguille du Midi. Par les Grands Mulets.
Par l'Aiguille du Goûter.
Jusqu'au début de l'été, les 3 itinéraires peuvent être choisis. Dès les grosses chaleurs, il faut abandonner les Grands Mulets, les ponts de neige sur les crevasses s'effondrant, plus les chutes de Séracs. L'Itinéraire au départ de l'Aiguille du Midi est physiquement le plus difficile, car la montée en télé à 3842 m ne permet pas de s'adapter à l'altitude lentement, la nuit au refuge des Cosmiques peut être difficile, et le départ dans les grandes pentes du Tacul peuvent déclencher la Mal Aigu des Montagnes (MAM), obligeant le retour. Par l'Aiguille du Goûter, on monte à pieds, ce qui permet une meilleure adaptation à l'altitude. Mais attention aux chutes de pierres. Pour envisager la traversée par le Goûter, il est capital d'arriver en forme au sommet du Mont-Blanc, car si le MAM apparaît, la suite peut être dramatique, car après la petite descente au Col de la Brenva, on doit monter au Mont-Maudit, impossible avec un MAM sérieux, il ne reste que l'Hélico du secours en montagne. Depuis l'Aig du Midi, on peut faire demi-tour plus facilement, en tous cas jusqu'au Mont-Maudit. Du Mont-blanc, il n'y aura que de la descente. Alimentation : Ne manger que des sucres rapides directement assimilables. Un sandwich peut déclencher la MAM, et boire du sucré, ou sucré-salé en cas de déshydratation. L'entraînement, que l'on soit citadin ou non : Ne pas être tributaire d'une date précise, pouvant engendrer un départ avec des conditions douteuses. Marcher de 2 à 3 h régulièrement. Venir 1 semaine à Cham, aller faire un peu de glace pour les non-initiés. Monter entre autres à la Jonction et au Buet qui sont un peu de longues "bavantes", puis 2 jours avant le Mont-Blanc, monter au Tacul 4248 m, qui vous assure pratiquement de pouvoir monter au Mont-Blanc sans MAM. |
| Les 3 sommets de
l'itinéraire de la traversée
du Mont-Blanc, même sans être
alpiniste, on voit que ce n'est pas une
simple balade, c'est en haute altitude 4400
4600 4800 m successivement, pentes
très fortes, aller assez vite (risque
de chutes de séracs). Crevasses
parfois difficiles à traverser,
(petits murs, ou large fissure).
Présence de glace ou Rimaye "hard" au
Mt Maudit. Ensuite pour continuer après le Mont-Blanc, arête très étroite avec risque de dévissage, et vide impressionnant. il y a eu un été 7 morts le même jour sur cette arête, à cause de la présence de glace, et de grimpeurs ne maitrisant pas la technique de glace. Une chute, et la cordée part dans la pente. Un croisement qui se passe mal, l'un se déséquilibre, se retient à celui d'en face, et tout le monde descend ! Ensuite les chutes, et chutes de pierres dans l'aiguille du Goûter, ou de séracs et crevasses par les Grands mulets. Tout ça pour montrer qu'il ne faut pas minimiser cette ascension comme on le voit trop souvent (Le Mont-Blanc c'est que dalle !!! Une autoroute !!!). Il y a là une responsabilité à dire ça ! Combien de jeunes écoutant ce genre de discours, n'en sont pas revenus. Quand le PGHM en fin d'été, déclare : 60 morts dans le massif ! allez voir la répartition au cimetière, et comptez les "Mont-Blanc" ! |